Vis en bus, en hors-bord, en barque, en taxi, en paddle board et en auto-stop

Vis Bičevo Blue Cave

J’écris ce matin car hier, la journée ayant été chargée, j’étais trop fatiguée pour me mettre à mon blog. Hier donc, je me suis préparée tranquillement et j’ai été faire trempette sur la plage de Vis en attendant le ferry. En effet, le bus pour Komiza (l’autre ville de l’île de Vis) part en synchronisation avec l’arrivée des voyageurs du ferry. La route monte lentement mais surement jusqu’à quelques kilomètres de Komiza où ça descend d’un coup avec une succession de virages en épingles à cheveux. Cela donne une vue superbe sur Komiza.

Komiza Vis

Arrivée là-bas, j’ai été voir si mon tour en kayak était possible et non, pas assez de monde. Du coup, j’ai pris un ticket (100 kn) pour aller sur la petite île en face, Bičevo, voir la Grotte Bleue (Blue Cave). En attendant l’heure, j’ai pris le temps de me balader un peu et de manger une Pàsticada (spécialité dalmatienne de bœuf mijoté dans du vin avec des gnocchis).

Komiza Vis
Vis Komiza

J’avais un peu peu du mal de mer sur le bateau mais je suis détendue quand j’ai senti que ça allait… Sauf qu’arrivée à Bičevo, j’ai réalisé 2 trucs : d’une part il fallait encore payer pour une barque pour aller dans la grotte (50 kn), d’autre part il fallait monter dans une barque et donc retenter le sort pour le mal de mer. Heureusement hier la mer était vraiment hyper calme donc c’est passé tout seul.
La Grotte Bleue, c’est donc une grotte où le soleil arrive par en-dessous de la paroi rocheuse peu profonde et qui illumine toute l’eau en bleu. Pour entrer il faut passer par un trou très bas (d’où les barques) où tout le monde se met à quatre pattes dans la barque. Et encore, ce trou a été agrandi à la TNT par l’inventeur de la grotte. Depuis, la grotte est entrée au patrimoine de l’Unesco.

Blue Cave Bičevo Vis
Vis Bičevo Blue Cave

Après une attente assez longue sur Bičevo pour voir notre bateau arriver et nous ramener sur Vis, j’ai décidé d’aller à la baie de Milna pour voir si je pouvais faire de la paddle board. Justement, la nana de l’activité m’a rappelé après plusieurs coups de fil pour me dire que c’était OK et un jour idéal pour en faire. J’ai donc pris un taxi pour Milna. On s’était accordé sur 200 kn et en arrivant le compteur était à 260 kn mais il a été cool et est resté au prix annoncé.

Arrivée sur place, Lea m’a accueilli et en 3 min, à peine le temps de poser mon sac, j’étais sur une planche avec ma rame. La paddle board est une planche genre planche de planche à voile (longue et large) avec une rame très longue pour ramer debout. J’ai tout de suis pris mon équilibre, les conseils ressemblant beaucoup à ceux de la danse orientale, du lindy ou encore du qi-qong : genoux légèrement pliés, souples et tout se passe dans les hanches détendues. Pour ramer, c’est comme le kayak. Easy. J’ai passé un super moment, la paddle board est vraiment un super moyen de se déplacer le long des côtes. Je recommande (même si j’ai 2-3 courbatures ce matin).

Vis, Milna Bay
Sea paddle Board Vis Milna

Ensuite j’ai profité de la baie où, après quelques mètres, il y a du sable au fond et PAS d’oursins. La plage est en galet par contre. Puis Lea m’a trouvé une dame qui rentrait avec sa petite fille à Vis pour me raccompagner. La dame était vraiment très gentille et parlait assez bien l’anglais.

Pour finir la journée, après une douche, je suis allée retrouver deux nanas, une irlandaise et une new-yorkaise, rencontrées sur la ferry à l’aller pour dîner sur le front de mer. On se retrouve d’ailleurs sur le bateau pour Split d’ici une heure. Il fait beau, je vais bronzer sur le bateau et jusqu’ici, tout va bien 😉

Vis nue

Vis

Après une excellente nuit dans un lit super confortable et absolument zéro bruit, je me suis réveillée tôt et je suis partie à 8h faire un petit tour dans les ruelles autour de mon appart pour faire quelques photos à la lumière du matin.

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J’ai ensuite pris mon petit déj, ce qui a manifestement attiré un quémandeur à ma porte. Je l’ai mis à la porte lui et ses puces et je suis partie me renseigner auprès des agences de tourisme et de l’office de tourisme sur le coin.

Au final, j’ai loué un VTT et je suis partie à l’ouest de Vis pour me poser dans un coin tranquille où il est possible de faire du naturisme.


Vis
En VTT à l’ouest de Vis

J’ai trouvé le chemin de terre qui longe la côte. Le chemin est très très caillouteux et avoir un VTT est vraiment indispensable pour passer. J’ai fini par m’arrêter et descendre sur les rochers. Là, ayant vu un monsieur tout nu assez loin, je me suis dit que j’avais trouvé le bon coin. J’ai trouvé un emplacement bien plat et je me suis installée. Après quelques hésitations, zioup, j’ai tout enlevé et fait mon premier essai en naturisme ! Comme je crevais de chaud après la ballade en vélo, je suis allée me baigner direct. Qu’est ce que c’est agréable de se baigner nue ! Bon, des sandales en plastique pour avancer dans les rochers avant de se mettre à l’eau sont plus que nécessaires et il vaut mieux ne pas poser les pieds sans regarder vu les oursins (moins nombreux que sur la plage par contre).

Vis
Zone naturiste isolée près de Vis

J’ai passé un moment là avant de bouger avant de reprendre mon vélo pour trouver un endroit ombragé pour laisser passer le soleil au zénith. A l’ombre du pin, j’ai fait une petite sieste.

Vis
Attentions aux oursins quand même…

Puis je suis repartie vers Vis, assez affamée et assoiffée, pour manger un risotto aux champignons. Le risotto était plus que copieux et bon même si ce n’était pas un risotto dans les règles de l’art italien.

Et pour finir, je suis allée me balader du côté de Vis quartier Kut, à l’est de la baie. J’ai rendu mon vélo, pris une douche et appelé une agence pour réserver un tour en kayak demain à Komiza (prononcer Komitcha). Le tour n’est pas garanti, mais quoiqu’il en soit, je vais aller à Komiza demain pour voir le coin.

Vis

Vis
Église à Vis (quartier de Kula)

Vis

Vis
Un des nombreux escaliers

Là je suis installée dans un un petit bar avec un mojito en écoutant des 33 tours qui crachotent du rock des années 50. C’est bien cool et jusqu’ici tout va bien !

PS : Au fait, j’ai oublié de raconter un truc marrant qui m’est arrivé hier. Quand je prenais quelques renseigements en passant dans une agence, il y avais une petite dame avec son autocollant de croisiériste qui marmonnait en français. Elle essayait de savoir où se trouvait le musée archéologique. Mais le monsieur de l’agence ne parlait pas français (quel scandale !) et elle était bien embettée. Le monsieur aussi parce qu’il ne savait pas trop bien quoi faire d’elle. Du coup, je leur ai proposé d’interpréter. Bref, à la fin, la petite dame m’a félicitée pour mon français impeccable ^^. Sur le coup, j’ai pensé qu’elle voulait dire anglais, mais non… 😉 Ça m’était aussi arrivé à Split, d’ailleurs.

Va, Vis et bronze

Vis Croatie

Aujourd’hui c’est ferry. Et ferry avec voitures et pas de catamaran hein ! Les catamarans grande vitesse, j’ai testé, souvent ils ne permettent pas de se mettre à l’extérieur. Et être les cheveux dans le vent est pour moi le moyen ultime de ne pas être malade. J’ai toujours un peu d’appréhension à prendre le bateau, moi et mon mal de mer (de bus, d’avion, de voiture, de planche de surf, etc).

Comme le mardi, exceptionnellement, le ferry part à 11h au lieu de 9h, j’en ai profité pour faire quelques courses avant de partir sur la présomption que ce serait plus cher sur l’île. Résultat, mon petit sac à dos pesait autant que le gros. 20 min comme ca et j’étais déjà épuisée. Autant dire que je ne suis pas prête de faire une randonnée avec portage.

J’ai profité du voyage pour bouquiner et choper un très ridicule coup de soleil du ventre en mode carré rouge… Je me demande ce que c’est comme signalétique le carré rouge ?

Arrivée à Vis, le père de mon hote m’a mené à mon appartement en montant quelques marches et une ruelle en sérieuse pente : le rez-de-chaussée très bien aménagé d’une maison en centre ville. Franchement, je suis super bien installée.

Vis Croatie
Arrivée à Vis

Je suis allée me ballader et repérer les lieux et les activités possibles. Il y a par exemple la visite des bunkers et autres lieux militaires de la seconde guerre mondiale et notamment la cache de Tito ou dans un autre genre, un tour en bateau vers la Blue Cave et Green Cave. Puis après avoir laissée passer les heures les plus chaudes, je suis allée me poser à la plage. La baignade est un peu risquée avec des oursins très endémiques dans le coin mais l’eau est translucide.

Vis Croatie
Vis Croatie
Vis Croatie
Vis Croatie
Vis Croatie

Et puis je suis rentrée à la maison, je me suis faites à manger et je me suis battue avec de minuscules fourmis qui crapahutent un peu partout dans la cuisine / salon. Mais sinon, jusqu’ici tout va bien !

Gili, Gili

Bon, ce soir, je fais vite car je risque de faire attendre mes copines de soirée.

J’ai commencé ma journée comme d’habitude au son des oiseaux mais un peu tôt à mon goût : 5h30. En plus, ceux-la, je ne peux pas les éteindre pour les rallumer plus tard comme la sonnerie de mon réveil…

Bref, réveillée tôt, j’ai récupéré mon masque / tuba oublié dans le bateau hier et été nager un peu. Ensuite, empaquetage et direction la route principale pour attendre le pick-up pour le bateau. Pick-up en retard, bateau aussi, on part vers 11h pour les îles Gili et, dans mon cas et celui de mes 4 nouvelles copines, pour Gili Trawangan.

Bien sur, le bateau a été pénible, bien sur je me suis sentie moyennement bien mais au lieu d’en avoir pour 2h30 comme je pensais, ça n’a duré qu’1h30.

Gili T, c’est vraiment une autre ambiance, beaucoup plus balnéaire, plus festif. Rien de spécial à raconter pour le moment. Bien sur nous avons été à la plage et plus précisément à la pointe Nord pour voir le coucher de soleil sur le volcan de Bali. Et en tournant la tête, nous avions vu sur son voisin d’en face, le volcan de Lombok. Magique !

Voilà, voilà.

Là, nous nous préparons pour aller faire la fête sur cette île réputée pour sa « night life »… Je file donc me préparer… Et jusqu’ici, tout va bien !

Manta Day

Parfois, j’ai conscience de raconter des trucs moyennement intéressants… C’est que ce blog, je l’écris beaucoup pour moi et un peu pour mes proches… C’est avant tout un souvenir de vacances, un moyen de suivre mon voyage, de me rappeler un maximum de choses et notamment les petits trucs (pas forcément super intéressants pour les autres mais dont j’ai envie de me souvenir).

Donc, ce matin, réveillée vers 6h par le chants des coqs, je me suis rendormie une petite heure au son des multiples oiseaux ici (pas que des coqs, lions de là !). À peine levée, je suis allé m’assoir devant la mer. 2 sec. Plus tard, un monsieur me demandait déjà « Snorkelling Today ? » (« Plongée masque et tuba aujourd’hui ? »). Ouch. La négo de bon matin, c’est un peu dur ! Ceci étant j’ai dit que j’étais intéressée…

Pendant mon petit dej (thé et pancake à la banane 🙂 ), l’affaire était faite, départ 10h. J’ai même eu le droit à un discount non sollicite et de dernière minute 100 000 Rp au lieu de 150 000. Si on a même plus besoin de négocier !

*yes, en ce moment ils passent un morceau que j’adore : Hello de Martin Solveig*

Snorkelling

On s’est donc rendu à Manta Point dans l’espoir de voir des raies Manta. Et bingo ! 2 minutes après mon entrée dans l’eau, je voie une des 2 raies aperçues depuis le bateau. 5 min plus tard elle me passait carrément en dessous… Oh My God !!! (comme adorent dire les balinaises). Bon là, j’ai eu mon content d’émotion, je suis remontée dare-dare sur le bateau essayer de me remettre, le cœur à 200 à l’heure. Ensuite, un peu de mal de mer sur le bateau à l’arrêt m’a poussée à nager jusqu’à la plage au stop suivant à Coral Bay. Juste magique mais j’étais trop brouillée pour avoir le courage de prendre des photos.

Girls band

Ceci étant, j’espère que le groupe de 4 filles (Barbara, Daniela, Viviana et Sinead) que j’ai rencontré pourront m’en envoyer. D’ailleurs, je les ai retrouvées l’après-midi à la plage pour une ballade dans les champs d’algues, une baignade compliquée mais chaude au milieu des coraux et un délicieux jus d’ananas frais pressé.

Et ce qui tombe encore mieux, demain nous prenons le même bateau pour Gili Trawangan pour aller faire un peu la fête. En plus, elles m’ont donnée de bonnes adresses pour Ubud où je compte passer plusieurs jours et prendre des cours de cuisine, batik, peinture, etc.

Voilà, là j’écris devant le coucher de soleil sur la baie avec un thé au gingembre, c’est sublime, c’est cool, je suis au top. Je vais bientôt aller prendre ma douche et retrouver les filles pour la soirée.

Donc bien sur, jusqu’ici tout va super bien !

Pitch Black Island

Z’avez vu ? Je recommence à faire des blagues pourries dans mes titres, c’est bon signe !

Des bas

Après une soirée à discuter avec des allemands et une nuit un peu soucieuse et fort courte, je me suis levée tôt pour vérifier si mon sac serait arrivé par miracle pendant ma nuit de 4h30… mais non. Hé oh ! Faut pas rêver quand même !

Donc, à la fois abattue et passablement irritée contre les responsables des bagages perdus de l’aéroport de Denpasar, j’ai à nouveau discuté avec les membres du staff de Flashbacks. Ils m’ont aidé à décaler mon bateau pour Lembongan et réservé un transport pour aller chercher mon sac moi-même. Parce qu’on est jamais si bien servi que par soit même, n’est-ce pas ?

À l’aéroport, le mec en avait juste rien à taper que je gueule, mais alors rien à faire d’une force ! Il m’a remis un bon de remise de KLM de 25€ sur mon prochain voyage avec eux… royal, non ? Je pense que je vais me fendre d’un mail quand même.

Et des vagues

Ensuite, petit tour à la plage où la marée était haute et l’océan assez houleux. Du coup j’ai nagé un peu mais sans trop m’éloigner : je ne connais pas les courants et la baignade n’est bien sur pas surveillée… D’ailleurs tout le monde (enfin les 3 autres personnes qui se sont baignées dans le même coin que moi) faisaient attention aussi. Je me demande dans quelle mesure les gens ne sont pas plus prudent quand personne n’est la pour assurer leurs arrières.

Embarquement pour LembonganVers 15h30, mon pick-up est venu me chercher pour le bateau de 16h qui a dû partir vers 17h15. Une demi-heure de tapecul plus tard, je descend du bateau qui s’est « garé » dans 20 cm de flotte. Honnêtement, je ne comprends toujours comment ils font avec leurs bateaux. J’ai d’abord suivi les australiens rencontrés dans le bateau à leur hôtel mais plus de place. J’ai donc commencé la Quête de la Chambre Pas Chère une heure avant le coucher du soleil. C’était pas gagné-gagné…

Sunset Lembongan
Finalement j’ai dégoté une chambre qui brille plus par son odeur de naphtaline que par son charme mais bon, c’est pas cher : 150 000 Rp (14€ environ). Le gérant n’a pas l’air très éveillé et semble assez stupéfait que je voyage seule. « One bag? And your friend? No friend? Alone? Hooooo ! » (trad. « Un sac ? Et ton ami ? Pas d’ami ? Toute seule ? Hooooo ! »). Après avoir réussi à faire comprendre à la compagnie de bateau où faire livrer mon sac, je suis partie manger avec wifi !

19h, la nuit est totalement tombée. Il était juste temps que je trouve ma chambre car il n’y a pas d’éclairage public ici. On ne peut compter que sur les bars & restaurants et pour tout le reste, il y a la lampe de poche. Bienvenue sur Pitch Black Island !

Nota bene

À noter aujourd’hui que les balinais savent aussi être galant : mon chauffeur m’a donné 19-20 ans. C’est grâce à ma peau blanche à son avis. Il a pas tord, le soleil de Paris fait vieillir moins vite que celui de Bali. Parisiens, parisiennes, songez-y ! 😉