Kep, dernier jour : pluie et repos

Aujourd’hui, au petit déjeuner le temps ne promettait pas d’être génial.

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De toute façon, j’avais prévu une journée plutôt tranquille. Des mon retour de petit déjeuner, il s’est mis à pleuvoir. Je me suis donc installée dans mon hamac. Puis comme il faisait un peu frais, j’ai mis mon gros sweat, des chaussettes et ma serviette sur moi dans le hamac.

Vers 12h30, je me suis décidée à bouger et j’ai attrapé un tuk-tuk sur le chemin de terre pour aller à Kep Beach. Kep est une ville qui n’a pas vraiment de centre. Elle se trouve sur une pointe avec la montagne (le parc national de Kep) au milieu et elle s’enroule donc autour de manière assez éparpillée. A Kep Beach, il y a une sorte de place avec plusieurs guesthouse qui donnent sur la plage. On y trouve aussi des plateformes abritées avec des hamacs. Je ne suis pas sûre mais je pense qu’il faut consommer pour les utiliser.

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Ensuite, j’ai suivi la promenade le long de la côte assez rocheuse en direction du « centre » de Kep. Je suis passé devant la statue du crabe géant de Kep, son emblème.

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Je suis arrivée à une autre concentration de plateformes en face de l’Office de Province. Ici, il y a peu de touristes qui s’arrêtent pour manger car on m’a encore regardée avec beaucoup de curiosité. Cela dit, on ne peut pas dire qu’on étouffe sous les touristes à Kep.
Je me suis arrêtée pour manger des crevettes sauce au poivre. Ce n’était pas donné pour le Cambodge mais j’ai eu une bonne quantité de gambas, riz à volonté et c’était délicieux.

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Ensuite, je suis repartie vers Kep Beach sour un vent à décorner les cocus comme dirait ma mère 😉 et quelques gouttes de pluie. Je me suis faite dépasser par un tuk-tuk voiture, le premier du genre. Bien sur, comme tout les tuk-tuk qui passent à côté d’un touriste qui marche (OMG mais ça va pas !), il m’a proposé ses services. Comme cette voiturette me faisait marrer et qu’il n’était pas plus cher qu’un tuk-tuk normal, j’ai dit OK.

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Ça tombe, il s’est remis à pleuvoir sérieusement. J’ai passé le reste de l’après-midi dans mon hamac où je me suis endormie comme un bébé. Ensuite, j’ai fait mon sac pour demain. Je pars à 7h30 en tuk-tuk pour Kampot puis minibus express pour Phnom Penh. Là où j’ai fait 5h30 de bus entre Phnom Penh et Sihanoukville, je vais faire 3h de minibus entre Kampot et Phnom Penh ! Si j’avais un conseil, ce serait de zapper Sihanoukville. Kep est bien plus cool et Kampot à l’air très chouette aussi avec plein d’activités et de shopping à faire. Dommage que je n’y sois pas allé mais j’avais envie de nature et de me poser.

Demain, dernier jour et jusqu’ici, tout va bien !

Poivre de Kampot et crabe de Kep

Aujourd’hui, c’était journée spécialités régionales. La spécialiste agricole de la région avec une appellation contrôlée, c’est le poivre de Kampot. la spécialité maritime (?), c’est le crabe de Kep.

Ce matin, je suis donc partie en scooter faire un tour de la région sous un temps incertain. J’ai commencé par visiter sour le soleil une plantation de poivre.

Si le Mondolkiri a le bon climat, le sol n’est pas adéquat pour produire le fin du fin du poivre. Ici, le sol contient du quartz (si j’ai bien compris) qui donne un goût particulier, comme un terroir pour le vin. Par ailleurs, dans les autres régions du Cambodge, le poivre est cultivé de manière intensité avec 2-3 récoltes par an grâce aux produits chimiques, ce qui n’est pas le cas ici. Le poivre de Kampot est certifié bio Ecocert. J’ai aussi appris que le poivre blanc, rouge et noir provient du même fruit mais traité différemment. Comme pour le thé.

Ensuite, j’ai continué ma route dans la campagne en prenant des photos. Mais à chaque redémarrage du scooter, c’était un peu la roulette russe pour savoir si ça allait marcher. Finalement, le temps tournant au vent et à la pluie, je me suis réfugiée dans un stand de bord de route abrité pour manger. Des gars on mangé un truc bizarre à base d’œufs qui avait l’air dur mais avec une drôle de couleur et du jus qui sortait lorsqu’ils les ouvraient. Le tout mangé avec des feuilles et une sauce citron poivre.

Là, j’ai réalisé que j’avais, encore, oublié de remettre ma carte dans mon appareil et je que j’avais donc une matinée de photos dans la vue. Bref. Heureusement, j’ai repensé à ma carte de secours dans mon étui d’appareil. Un petite carte de 2Go seulement mais qui dépanne bien !

J’ai continué la route jusqu’à arriver au poste de frontière avec le Viêt-nam sous la pluie où j’ai fait demi-tour par une autre route. Je suis passée devant les marais salants. Il y a tout sur place ici. Poivre et sel.

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Sur la route, les gens sont assez étonnés de me voir seule sur ma moto. Une fois, j’ai dépassé 3 mecs sur une moto. Ils m’ont redépassé et tenté d’engager la conversation en me disant « Hello » ! Peut-être pour vérifier que j’étais vraiment une étrangère sous mon casque et mes lunettes de soleil. Une fois, quand je me suis arrêtée, 3 petites gamines sur 3 vélos se sont approchées de moi toutes souriantes : « Hello ! hello ! » Je les ai prises en photo et je leur ai montré les photos. Elles étaient toutes contentes. « Bye bye ».

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Je suis retombée sur la route principale et je me suis arrêtée pour regarder ma carte… Sauf que mon scooter ne voulais vraiment plus démarrer. Un gars m’a aidé en bidouillant les boutons et c’est reparti. Sauf, que cela a recommencé encore une fois lorsque je m’étais arrêtée pour des photos de rizières (l’essentiel des cultures quand même !).

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Encore 15 min à me galérer, j’ai décidé de rentrer avant de me trouver vraiment bloquée au milieu de rien (bon, ça c’est pas tout à fait exact, il n’y a jamais vraiment rien autour d’une grande route ici). En revenant, la pluie était de plus en plus parcimonieuse.

Je suis rentrée à l’hôtel, un peu contrariée et je leur ai expliqué mon problème. Le scooter à été remplacé mais il était déjà 15h30, un peu tard pour repartir voir ce que je voulais voir. J’ai fait part de ma déception à la patronne qui s’est un peu retranchée derrière le loueur. Je lui ai dit que je comprenais qu’il puisse y avoir des problèmes mais que j’étais passé par eux pour avoir un scooter de meilleur qualité et éventuellement gérer les problèmes. Les problèmes mécaniques cela peut arriver mais il est bon de penser à compenser le client qui n’a pas pu faire ce qu’il souhaitait.

Je me suis aussi aperçue que malgré le vent et la pluie, j’avais réussi à attraper des coups de soleil sur le haut des cuisses et l’extérieur des mollets. J’ai passé ma fin d’après-midi dans mon hamac. J’ai été faire une petite course pour trouver de la crème contre les démangeaisons : j’ai deux piqures de moustique sous le coussinet du pied gauche qui me démangent au point de me réveiller la nuit.

Pour dîner, je suis allée manger du crabe de Kep au poivre au marché au crabe, LA spécialité locale. Je suis arrivée vers 19h30, un peu tard pour le dîner ici et j’étais seule dans ma salle. Heureusement car j’ai mangé comme un petit cochon, en dépiautant à la main mes crabes recouverts de sauce. Ici, les crabes sont petits. Pour donner une idée, la grosse pince était de diamètre inférieur à la plus petite encoche du casse-noisette qu’on m’a donné pour manger. Pas évident. Au fil du temps, si je n’ai pas gagné en élégance, j’ai au moins réussi à manger plus efficacement… Plus de gros bout et moins de cartilage. Les crabes ont aussi une carapace particulièrement acérée avec des pointes et des piques. Sur 5 crabes et 10 pinces, 3 coupures et écorchures. Solène 5 – Crabes 3. C’était tout à fait délicieux.

En rentrant à l’hôtel, la patronne m’a dit qu’elle avait parlé avec le loueur et que celui-ci ne me comptait que la demi-journée. Une bonne chose !

Demain, je vais tenter une journée plus cool pour mon avant-dernier jour 😉
Et jusqu’ici, tout va bien !

Kep : bord de mer, piscine et parc national

Hier matin, il faisait beau et j’ai commencé par aller faire un tour au marché aux crabes de Kep. Kep est réputée pour ses crabes. Effectivement, en bord de mer on voit les casiers à crabes et les femmes les remonter directement sur le quais où le marché est installé.

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Je me suis ensuite promenée un peu le long des restaurants mais en continuant sur la route il y avait des travaux. Il commençait à faire vraiment chaud. Je suis donc rentrée à l’hôtel pour demander quelques conseils sur les activités à faire et me renseigner sur le bus pour rentrer à Phnom Penh.

Ensuite, je suis allée profiter de la piscine naturelle. Il y a un thermomètre dans l’eau qui indiquait 30. Un poil frisquet 😉
J’ai discuté avec un couple de français, dont la femme qui parle chinois après plusieurs années à enseigner en Chine me conseillait le voyage la-bas. Elle a eu de très bonnes expérience avec les chinois mais je pense que cela est beaucoup grâce au fait qu’elle parle chinois. Parce que ce que j’ai rencontré ici au Cambodge (il y a en a beaucoup, notamment à Angkor) sont particulièrement désagréable et sans gêne.

Ensuite, après le déjeuner, je suis parti faire une randonnée dans le Parc National de Kep dont le sentier principal passe juste derrière l’hôtel. Premier arrêt à un point de vue, je regarde le ciel en me disant que ça va tomber.

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Bingo, 5 min plus tard ça commence à tomber de plus en plus fort. Je fais un arrêt sur un arbre le temps de ranger mon appareil photo et de sortir ma casquette pour me protéger des gouttes sur les lunettes. Un couple me dépasse. Je les suis. Bientôt, je suis totalement trempée. On arrive à un autre point de vue avec un grand abri et on s’arrête le temps que la pluie se calme.

Un autre couple qui m’avait dépassée en moto est là aussi. Ça discute particularités culinaires cambodgiennes : chien, araignées.

Tout le monde repart et là, japper coït pour la deuxième fois une petit chienne sur le chemin. Je l’appelle mais elle est super craintive. Pas moyen de l’approcher. Par contre elle me précède en m’attendant quand elle ne me voit plus. Il ne pleut plus. J’arrive près de la Jasmine Valley où se trouve la Butterfly Farm (ferme aux papillons). Je descend et je visite cette volière (?) aux papillons. C’est très joli.

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Ensuite, il faut remonter sur le chemin et continuer. Je pensais avoir perdu ma chienne mais la revoilà. Il y a un bruit bizarre dans la forêt, quand je débouche sur une clairière où se trouve trois hommes qui testent un drone de surveillance du parc. Pour surveiller quoi, ça je ne sais pas par contre.

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Cette clairière est un carrefour et, sur la carte, il me semblait pouvoir prendre un chemin qui rejoint le Sunset Rock. Le meilleur point panoramique. Alors oui, j’ai bien rejoint mon point panoramique mais d’abord je suis passé par le sommet du coin, le Phnom Kep via un dénivelé de 240 m quasiment entièrement à effectuer sur une pense de 45 à 60 degré je dirais. Sur une bonne partie, ça monte un peu à quatres pattes pour se tenir et sur une centaine de mètre, c’est carrément via une corde car le mur de roche ne permet pas de passer sans cela. J’en ai bavé et transpiré à grosses gouttes, d’autant que je n’osais pas m’arrêter trop à cause de l’heure d’une part et des moustiques de l’autre.

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Une fois en haut, rien à voir, on est enfermé par les arbres. Super. Le temps de m’arrêter souffler et de boire un coup, c’est l’agression caractérisée des moustiques. J’en ai tué 3 en quelques secondes, un monstro-moustique m’a échappée puis j’ai fui.

Après une descente rapide qui ne peut se faire qu’en attrapant les arbres pour de pas dégringoler, je suis arrivée finalement au Sunset Rock. Effectivement, le point de vue est magnifique. Mais il est 17h15 et je ne veux pas tarder. Hors de question de rentrer de nuit !

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Je repars. Je peux vous dire que j’ai détruit un certains nombre de toiles d’araignée dans cette rando. Je n’ai pas arrêtée d’essayer de retirer les petits fils invisibles qui chatouillent de mes bras, mes jambes etc. Je vous rassure, j’ai vu peu d’araignées et des petites. Je suis passée par un couvent (?) de nonnes bouddhistes au milieu de la jungle et emprunté leur chemin pour redescendre. Leur chemin se termine par un escalier avorté de quelques centaines de marches appelé le Stairway to Heaven. Quand on sait que l’association qui a ouvert ou réouvert ces chemins entre 2008 et 2014 dépend du bar Led Zep, ce n’est pas trop étonnant.

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Après l’escalier, il me restait encore un bon kilomètre et des patates à monter et descendre avant de rejoindre mon hôtel. J’ai croisé un groupe de singes sur la route.

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Quand je suis rentrée à 18h après 4h de rando, je me suis reposée un peu avant d’enlever mes fringues et mes chaussures mouillées et de filer sous la douche chaude. Rhaaa ! Ça fait du bien.

Dans mes plans, je m’étais dit que j’allais aller manger du crabe au marché. Mais, pas moyen, trop fatiguée. Après manger, je me suis d’ailleurs assoupie dans mon hamac. Du coup, au lit direct !

Une journée fatigante mais jusqu’ici, tout va bien !

De Sihanoukville au Bout du Monde

Ce matin, je voulais faire changer mes traveller’s checks mais sans succès. Alors j’ai retiré de l’argent et je suis partie pour la plage après avoir bouclé mon sac.

Le temps était variable, du vent avec quelques gouttes de pluie et beaucoup de nuages. Mais je me suis dit que puisque que j’avais ma matinée à tuer, autant aller regarder ça depuis le bord de mer qu’enfermée dans mon hôtel. D’autant que cet hôtel (bien par ailleurs) a une fréquentation d’hommes murs seuls ou accompagnés d’une cambodgienne (pas spécialement jeunes d’ailleurs) que je trouve curieuse et qui me mettait un peu mal à l’aise.

Sur la plage, je suis la seule quand j’arrive pour m’installer. J’ai pris mon petit déjeuner face à la mer en regardant le temps évoluer.

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J’ai ensuite pris un tuk-tuk, fait mon check-out et attendu mon minibus pour Kep. La liaison avec Kep passe par Kampot qui a l’air d’une ville très sympathique. Je me suis dis que j’essayerai d’y passer avant de partir. Puis après une trentaine de minutes, le minibus me dépose devant mon hôtel, ce qui est bien cool et inhabituel. 2$ de tuk-tuk d’économisé.

Mon hôtel s’appelle le Bout du Monde et est tenu par un couple breto-cambodgien. C’est un petit paradis. Plutôt luxe au niveau de prix (l’équivalent de Siem Reap) mais c’est juste génial. Il y a 5 ou 6 bungalows de type maisons cambodgiennes traditionnelles qui sont éparpillés dans un parc de jungle. Des petit panonceaux signalent les plantes notables et les statues sont libellées avec une petite légende explicative. A la réception, une micro expo explique l’architecture cambodgienne. Il y a aussi une piscine naturelle, à filtration par les plantes. J’ai un petit bout de vue sur la mer mais c’est surtout du resto que cela vaut le coup.

Mon bungalow comprend une belle chambre très bien meublée, une douche chaude séparée du reste de la salle de bain (ici, le pommeau de douche est souvent près des toilettes, sans zone délimitée) et une terrasse avec petit salon, canapés et hamac. Les fenêtres n’ont pas de vitres (c’est vraiment traditionnel) mais simplement des volets en bois. Là, je suis sur ma terrasse, au son des cigales, des grenouilles et occasionnellement du gecko. J’ai vu passer plusieurs fois de petites chauves-souris. J’encourage vivement grenouilles, geckos et chauves-souris à se bâfrer de moustiques. Il y en a mais ce n’est pas l’invasion non plus. C’est le bonheur. J’adore. Tout est beau.

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Et jusqu’ici, tout va très bien !