De Mont-Tremblant au Parc de la Mauricie

Au programme aujourd’hui : le trajet entre Mont-Tremblant et Charette via Trois-Rivières.

Au petit déj., j’ai un peu discuté avec un couple de québécois. La femme avait l’air d’avoir la trentaine mais en fait elle avait 42 ans et 5 enfants entre 19 et 5 ans… La mère qui travaille et le père « monteur de ligne » (électricien spécialisé dans les réparations des lignes électriques vu qu’il n’y a pas de lignes enterrées ici) s’offraient une semaine off. Une vraie famille de québécois typique !

Borealis : Trois-Rivières

Comme il faisait fort pluvieux aujourd’hui, j’ai pris la route assez tôt et filé vers Trois-Rivières. Là, j’ai fait la visite du centre d’histoire de l’industrie papetière. De la coupe du bois au papier en passant par les draveurs (détournement de « log driver » – les conducteurs de bûches sur les rivières) et l’utilisation de l’eau, le musée se trouve dans l’ancien bâtiment de traitement de l’eau de l’usine de papier de la CIP (Canada International Paper). On y trouve une machine de fabrication de papier miniature (utilisé pour la formation) de seulement 10-15 mètres de long (!) et un réservoir d’eau souterrain qui m’a fait penser à la citerne millénaire d’Istanbul.

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Sinon, j’ai aussi appris quelques nouveaux mots :

  • Pitoune : dérivé du terme « Happy town » où allaient se délasser les bûcherons pendant la saison de coupe l’hiver. Ça désigne à la base une jolie fille puis aussi les bûches qui voyageaient sur le fleuve entre la forêt boréale et l’usine.
  • Godendart : désigne la scie à deux hommes inventée par un allemand, « le gars d’en dehors ». Je vous le ferais bien avec l’accent, la parentèle phonique serait plus claire 😉 Mais quand j’ai eu les explications par le guide, c’était très clair !

Charette et la suite de luxe

Après cette visite très intéressante, j’ai repris la route pour aller m’installer dans mon gîte de La Tempérance. Cet ancien presbytère a été entièrement et superbement rénové et m’a plongée dans le 19ème siècle ! En plus, suite à une annulation, j’ai eu le droit à la suite « Au 7ème ciel », la meilleure chambre. Si les deux nuits dernières j’étais logée comme une reine, ce soir c’est comme une impératrice !

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Sortie pour souper

Ici, on déjeune le matin, on dîne le midi et on soupe le soir. Ce soir, je suis donc allée souper à l’éco-café « Au bout du monde » d’un burger d’effiloché de sanglier. Un délice.

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Le retour surtout a été épique. Juste avant de repartir, un orage assez violent a éclaté. Mouillée et frigorifiée, j’ai pris la route de nuit sous la pluie (il fait nuit vers 20h). De la brume s’élevait de la route éclairée par mes phares. Des crapauds sautaient sur la route à tout va. J’espère que je n’en ai pas écrasé mais je ne suis pas sûre. Un raton-laveur m’a regardée passer depuis le bord de la route. Des éclairs illuminaient des maisons esseulées sur le bord de la route. Un peu de musique flippante et je me retrouvais dans un film d’horreur… Ou de la musique onirique et j’étais dans un film de fantasy ou de conte de fée !

Mais en roulant à 2 à l’heure et avec mon super char, jusqu’ici tout va bien !

Parc du Mont-Tremblant

Parc du Mont-Tremblant

J’ai passé une nuit formidable dans un grand lit super confortable, la fenêtre ouverte (avec moustiquaire) en écoutant les grillons et quelques hiboux. Au petit déjeuner (œuf bénédicte, pancake aux fruits rouges et jus d’orange frais pressé), j’ai discuté avec un jeune couple de texans d’une soixantaine d’années.

Après avoir préparé mon pique-nique, je suis partie pour le parc du Mont-Tremblant. Si les routes canadiennes sont toujours assez larges, elles ne sont pas toujours en très bon état. Mais ce n’est pas vraiment un problème vu ma super voiture d’une part et la vitesse de conduite ici d’autre part. Dans le parc, malgré les grandes lignes droites bien entretenues, la vitesse est limitée à 50 km/h par exemple.

Chemins de courte randonnée

Au Canada, l’entrée des parcs est payante : aujourd’hui 6,50$ pour 1 personne !
J’ai ensuite emprunté le chemin des Roches, large, sans obstacle et bien balisé. Il monte un peu mais je n’y ai pas vraiment vu de difficulté bien qu’il soit classé intermédiaire. L’arrivée se fait sur un belvédère où j’ai déjeuné en discutant avec un couple de québécois bien sympa. 20130821-231128.jpg
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Du coup, on a fini le chemin ensemble en discutant. On a pris un chemin de jonction pour rejoindre le chemin de la Corniche. La jonction était notée comme non aménagée mais il y avait des signes tous les 10 mètres sur les arbres. Ça ressemblait plus aux chemins de montagnes que j’ai expérimenté en France. Ensuite on a rattrapé le chemin de la Corniche et aboutit sur… un autre belvédère.

Plage !

Après la ballade, je suis allée me poser sur une place pour assister au coucher de soleil qui jetait une lumière dorée sur tout le lac et les collines couvertes de forêt. La plage est une zone bien aménagée avec cabines, toilettes, tables de pique-nique et barbecues.
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En reprenant la voiture, je me suis encore arrêtée à 2-3 endroits sublimes sur la route, le long du lac Supérieur par exemple. De toute façon dans ce coin, il y a littéralement des lacs à chaque intersection. Il y a facilement 5 lacs pour 1 village.
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Ce soir, j’ai fait quelques courses pour mon pique-nique de demain et je vais repasser une bonne nuit !

Et donc jusqu’ici,tout va bien.

Bye-bye Montréal, bonjour Mont-Tremblant

Voisins indélicats – partie 2

Cette nuit, je l’ai un peu raconté sur Facebook, j’ai eu un nouveau voisin de couloir, Laura ayant trouvé son appart pour ses 4 mois à Montréal. Il est arrivé quand je dormais apparemment et je me suis aperçue de sa présence quand il m’a réveillée en parlant (dans son sommeil j’imagine). Je tape dans mes mains et ça rentre à peu près dans l’ordre si ce n’est qu’il ne semble même pas capable de respirer silencieusement.

4h30, le voilà qui me réveille à nouveau en farfouillant comme un forcené dans son sac. Il part avec un truc dans la salle de bain. Agacée je mets mes boules quies… mais je l’entends encore faire un barouf de tout les diables. Quand j’enlève mes boules quies, je m’aperçois qu’il a juste décidé de prendre une douche à 4h30 du matin et pas de manière discrète (il cogne à gauche à droite). Je me suis alors levé pour l’engueuler, lui demander de sortir immédiatement d’arrêter. « J’ai presque fini ! » qu’il me dit. Je lui ai répondu que je m’en foutais, qu’il était en train de mettre un bordel pas possible et qu’il n’était pas tout seul, que des gens dormaient…

Vous ne croirez pas que ce matin au réveil, il s’excuse (bon point) en me disant : « Tu n’es pas très matinale hein ! ». Euh nan mais 4h30 c’est encore officiellement la nuit, mec… Bref.

Une nuit de rêve et un réveil de bonne humeur pour partir chercher ma voiture.

Premiers pas sur la route canadienne

Je suis donc allée chercher ma voiture en centre-ville. J’ai été surclassée avec une belle berline au lieu d’une mini-compacte. Je roule en Mazda 6 noire (pas encore pris de photo), avec boîte automatique, régulateur de vitesse, soutien lombaire réglable, connexion USB ou Bluetooth… Bon, c’est peut-être bête mais je trouve que c’est la classe, ça me change de ma voiture à Paris et je n’ai eu aucun problème à m’adapter à la boite automatique. Par contre, c’est gros, je n’ai pas encore bien l’habitude. Et c’est très confortable, on se sent tout cool dedans.

Après avoir déposé mes affaires à l’auberge et reçu les conseils de Cécile (une dieppoise), je suis partie faire un tour et manger.

La station de Mont-Tremblant

Les 2 premières minutes dans la station, j’ai trouvé ça mignon, propre et bien organisé. Puis très rapidement, j’ai réalisé que c’était sur-exploité et sur-organisé. Un genre de Dineyland de la montagne. L’aller-retour en télécabine pour aller au sommet : 17$ + les taxes donc genre 19$ !

Bien sur les magasins sont pour beaucoup des chaînes et les restos hors de prix.
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J’ai donc fui aussi vite que possible vers Saint-Jocite pour y manger un très bon burger (le premier !) et acheter quelques victuailles pour mon pique-nique de demain midi.

Plage en catimini au lac Ouimet

Ensuite, j’ai été me poser dans un transat sur la plage privée d’un hôtel du coin.
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Pour finir, voici mon lit dans le couloir à Montréal et ma chambre ce soir ! Je suis installée comme une reine mais je n’ai toujours pas mangé… Donc j’y vais !

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