Siem Reap : dernier jour

Ce matin j’ai fait une petite grasse matinée. En revenant de petit déjeuner, je suis passée devant des employées de l’hôtel en train de faire ces pliage de fleurs dont j’avais parlé à Phnom Penh (ah ah ! Un test pour voir si tout le monde suit 😉 ). Je leur ai fait un compliment et elles m’ont proposée de venir essayer avec moi. Bon, ce n’est pas si simple mais j’ai réussi quelque chose d’honorable je pense (sur la photo, c’est la fleur du milieu).

Puis, je suis partie faire un tour de shopping, refaire un tour de lessive (1 kg = 1 $) et réserver mon ticket pour demain vers Battambang. Cette fois, je suis allée directement à la compagnie de bus. D’abord à Siem Reap c’est assez simple, ce n’est pas loin, dans le quartier du Old Market. De plus, comme je suis dans un hotel un peu chic, ils ont tendance à prendre des commissions un peu élevée à mon goût.

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J’ai fait surtout du repérage question shopping et vainement essayé de trouver une boutique pour acheter un téléphone.

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Je suis rentrée à l’hôtel pour l’heure de la sieste et j’ai profité de la piscine pendant les heures chaudes. Cependant, je ne sais pas si c’est le fait que j’y sois allée cool ou la réalité mais j’ai eu la sensation qu’il faisait moins chaud aujourd’hui.

Je suis ensuite repartie faire du shopping dans la boutique qui m’avait le plus plue. Hop, j’ai acheté ce que je voulais puis j’ai négocié un tuk-tuk pour mes activités de l’après-midi : aller chercher mon rapport de police, refaire un tour au Ta Phrom pour voir si j’avais bien vérifié le seul endroit où j’aurais pu oublier mon iPhone et refaire l’Angkor Vat au coucher du soleil.

Le rapport de police est tout naze, il ne sert juste à rien. Au Ta Phrom, mon conducteur de tuk-tuk m’a aidé à vérifier avec une lampe de poche et en appelant mon tel mais rien.

Pour Agkor Vat, j’ai bien apprécié d’y refaire un tour même si je n’ai pas eu le temps de recentrer dedans. Contrairement au Bakong où on était peinard, à Angkor Vat, ils poussent méthodiquement tout le monde dehors pour la fermeture à 17h30. Néanmoins, le faire en tuk-tuk sans crever de chaud et reposée m’a permise de mieux apprécier la taille de la bête. De plus j’ai pu faire quelques photos de l’extérieur quand même.

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Je me suis faite déposée au Psaar Cha (le vieux marché pas loin de mon hotel) et j’ai filé un bonus à mon driver qui m’a fait quelques blagues après que je l’ai détendu un peu. On discutait des gens qui ont peur des geckos (hé-ho, hé-ho fait le gecko), juste après nos recherches infructueuses au Ta Phrom, quand je lui ai dit, si tu vois quelqu’un se faire attaquer, tu m’appelles et il m’a répondu « I can’t, you don’t have a phone ! » Lol ! Après il a eu l’air de se demander s’il n’avait pas poussé le bouton un petit peu trop loin (Maurice) mais je l’ai rassuré. Mieux vaut en rire qu’en pleurer !

J’ai refait un peu de shopping et j’ai fait rapidement un tour devant le Night Market sur le bord de la rivière. Puis, je suis rentrée, dîner et préparation du sac pour demain matin.

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Et jusqu’ici, tout va bien !

Beng Mealea, Kbal Spean, Banteay Srei

Ce matin, j’ai réussi à partir à l’heure que j’avais prévu : 7h30. Mon driver n’est pas très causant mais bon… Au début, je me suis dit qu’il n’allait vraiment pas vite mais en fait, il est juste prudent. Il n’a dépassé les 50 km/h que quand il n’y avais quasi plus personne sur la route. Bon après, on a jamais dépassé les 60… ce qui explique que les 68 km jusqu’au Temple de Beng Mealea ait pris plus d’une heure.

Beng Mealea

Arrivée avec les fesses en compote très finement passée. J’ai eu un peu peur car il y avait 3-4 bus mais en fait, le temple est un tel dédale que ça allait. On le voit sur les photos, il reste possible de se retrouver seul dans un coin à visiter. À peine entrée, un mec s’est mis à me montrer le chemin. Vu la dose d’escalade sur les pierres éboulées du temple, j’ai d’abord cru à une mesure de sécurité. Puis j’ai fini par me dire qu’il allait sûrement demander un pourboire… Trop tard.

Le Beng Mealea est un temple encore très entouré de végétation, encore plus que le Ta Prom. Par contre il est quasiment totalement écroulé. Pour le visiter, on a donc la possibilité d’aller crapahuter dans tous les coins. Les enfants adorent. On peut aussi grimper sur le haut de murs et donc voir le temple comme si on était sur le toit des bâtiments et des galeries. Le mec m’a donc emmené un peu partout en me donnant quelques repères : les bassins, les bibliothèques intérieures et extérieures, le prasat principal, etc.

A la fin, je lui ai tendu 1$, il m’en a demandé 2. Quand j’ai parlé à un père avec ses deux enfants pour voir combien il avait donné à son guide à lui, il m’a dit 10$. Bon, ça va. Pour terminé, j’ai refait un tour par moi-même. Ce matin, j’avais hésité à mettre mes baskets au lieu de mes sandales… J’ai tellement bien fait !

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Kbal Spean

On repart pour un nouveau long trajet avec mon driver. Une fois de plus, je finit avec l’arrière-train totalement ankylosé. Mais la marche de 2km en montée sur un chemin au milieu de la jungle résout ce problème. Le chemin est bien tracé mais il reste quand même énormément de racines et de rochers en travers du chemin. C’est là que je dépasse un groupe d’ados, certains aveugles guidés et même soutenus par leurs compagnons sourds. Je me demande comment ils font pour communiquer et ne pas se vautrer tous les 3m tant le chemin est escarpé (bien sur, ils sont tous en tongs hein).

Ça monte, ça monte et je finis par arriver à la rivière. Au fond de la rivière, des divinités et des lingams ont été sculptés. J’en profite pour m’éloigner un peu des sculpture et me rafraîchir dans la rivière. En la descendant, on découvre d’autres sculptures puis une petite cascade sous laquelle le groupe d’aveugles et de sourds font les fous.

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Je redescends et on mange avec mon driver. Je m’arrache la bouche avec mon poulet sauté au lemongrass. J’ai invité mon driver en lui demandant de demander les prix cambodgiens et pas les prix pour étrangers. J’ai bien fait, mon plat uniquement était à 4,50$ sur la carte. Là, avec deux plats et deux boisson, j’en ai pour 5,50$.

Banteay Srei

Ce coup-ci le trajet prend seulement 15min. Ce temple, plusieurs fois des cambodgiens y ont fait référence en discutant sous le nom de Lady Temple. Parce qu’il est en pierre rose je crois.

Toujours est-il que ce temple est magnifique. Très bien organisé, la visite du temple est accompagnée d’une expo. J’ai commencé par là. Ce qui m’a permise d’apprendre que les temples hindouistes ou bouddhistes peuvent avoir deux plans : le plan central (un carré avec 4 entrées possibles) ou le plan linéaire (plus dans le genre de nos églises avec une seule entrée qui mène vers le saint des saints via une allée et différentes portes). Le Banteay Srei est linéal. Angkor Vat est une hybride avec 4 entrée mais 1 principale.

Le temple est très beau. Bien conservé et bien restauré (par les Français), les sculptures sont extrêmement fines, détailles et surtout elles recouvrent absolument toutes les surfaces. Le tout, dans une magnifique pierre rose qui lui donne un air plus gai que les autres en pierre grise. Ce temple est plus ancien qu’Angkor (967 après JC contre le XIIe) ce qui est d’autant plus impressionnant.

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A la fin de la visite, il est possible d’emprunter un petit chemin avec des points de vue sur la campagne ou d’aller faire du bateau et pêcher ou d’aller visiter le jardin botanique. Très bien organisé. Par contre, mieux vaut ne pas s’aventurer dans la campagne hors de sentiers battus à cause des mines terrestres qui restent de la guerre.

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Le trajet de retour m’a parue plus court… Peut-être l’appel de la piscine même si le temps s’est rafraîchi. Peut-être va-t-on avoir de la plus ? Là, je vais aller manger à deux pas dans un resto bien noté par le guide… miam ! Parce que si je ne vous l’ai pas dit, on mange très bien au Cambodge 🙂

Et donc jusqu’ici, tout va bien.

Kompong Pluk : village flottant ou plutôt village lacustre

Après une nuit un peu difficile (j’ai un peu rêvé en boucle de mon p**** de téléphone), je me suis levée à la bourre pour mon départ pour Kompong Pluk. Comme le petit dej n’était pas très rapide non plus ce matin, on a décollé avant 7h45.

Après une demi-heure environ (au doigt mouillé vu que je n’ai plus de montre), nous sommes arrivé au guichet pour payer pour le bateau. Apparemment, les pilotes de bateaux se sont organisés avec un guichet unique pour faire payer les touristes. Sauf, qu’ils ont d’abord essayé de me faire payer 45$… J’ai protesté (dans le guide ils disent 8$) mais ils m’ont dit que c’était parce que j’étais seule. Je leur ai dis que je pouvais me joindre à des gens. Ils m’ont dit que non, les gens ne voulaient pas se joindre à d’autres personnes. Je me suis dit, cause toujours, je demanderais moi-même. Un tuk-tuk est arrivé avec 3 personnes, des parents et un grand fiston de 16 ans je dirais. Je leur ai demandé si ils seraient d’accord pour que je me joignent à eux. Ils étaient d’accord. Là, un des guichetiers a voulu les prendre à part mais j’ai suivi et il a à nouveau proposé le tarif de 45$. Nous avons refusé, le monsieur disant qu’il s’était renseigné et qu’on lui avait dit 20$. Après un moment, on s’est mis d’accord sur 20$ + 3$ de droit d’entrée.

La famille est une famille de japonais, très sympas, qui voyageaient seuls. Le père parlait le meilleur anglais mais la mère pour dire deux-trois mots en français.

Mon conducteur m’a encore fait fait 400m jusqu’au bateau et on a embarqué. Mon conducteur et le conducteur du tuk-tuk des japonais ont embarqué aussi. C’était pour les deux la première fois au village lacustre, jusqu’ici, ils avaient seulement emmené les touristes jusqu’à l’embarcadère.

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Ensuite, on s’est engagé dans une sorte de chenal entouré d’arbres qui pointaient plus ou moins hors de l’eau. Après au moins 20min, on est arrivé devant la gendarmerie (écrit comme ça sous le nom en cambodgien) puis rapidement le cœur du village. Je ne sais pas pourquoi on appelle ça un village flottant. C’est un village de maisons sur pilotis et seuls quelques bâtiments flottent : des annexes de maison, comme les poulaillers par exemple. Les maisons sont très hautes. Sur les photos, on voit qu’elles dépassent de 3-4 m… Et bien apparemment il y a encore autant de profondeur d’eau. Mais je ne vais pas tout d’écrire, voici quelques photos :

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Après le tour en Long boat à moteur, on a été déposé sur une plateforme où d’autres bateaux à fond plat nous attendaient, pilotés par des femmes. 5$ de plus pour faire un tour. Je suis montée avec Minako, la mère, même si elle avait un peu peur. Le père et le fils étaient dans un autre bateau. C’est seulement deux personne par bateau. Au final, c’était une très bonne décision de faire ce tour car c’était juste magique. Pour commencer, le petit tour dans le village sans moteur était un vrai plaisir. Ensuite, elles nous ont emmené dans la forêt noyée avec des arbres immenses qui sortent de l’eau. L’eau reflète des effets de lumière du soleil sur les arbres tout autour, de la lumière liquide. Ensuite, les pilotes nous ont montré des singes qui crapahutaient dans la canope. Et des oiseaux, des grenouilles. Vraiment magnifique et calme. Magique.

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Puis on a repris le long boat à moteur et le pilote nous a amené un peu au milieu du Tonlé Sap (le lac immense de 15 000 m2 sur lequel se trouve les villages lacustres). On ne voit pas les rives nulle part, uniquement les arbres dépassant de l’eau de la forêt par laquelle on est passé. Une des caractéristique du Tonlé Sap est que le Mékong influe sur le sens de son cours. Une saison dans un sens, l’autre saison dans l’autre sens. Le pilote nous a arrêté au milieu, moteur off. Sans trop d’explication jusqu’à ce qu’un des chauffeurs nous dise qu’on peut se baigner. Il ne fallait pas me le dire 2 fois. J’ai enlevé ma casquette, mes lunettes, mon short et mes chaussures et plouf dans l’eau. L’eau était chaude avec des courant de froid. Mais le soleil réchauffe l’eau clairement mieux qu’en Bretagne ou même en Méditerranée. Les japonais ne se sont pas baignés. Pas de maillot d’une part (mais moi non plus en fait) et le fils m’a dit qu’il ne savait pas nager.

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J’ai fait une partie du retour sur la plateforme avant pour sécher un peu. Le remède à la chaleur un petit bain !

Sur le retour, le conducteur m’a demandé ce que je faisais demain. J’ai dit que je ne savais pas encore mais que s’il revenait vers 8h, j’aurais eu le temps de réfléchir. J’ai passé l’après-midi à me relaxer, faire une sieste et organiser les quelques jours qui viennent. Mais le soir venu, pas de driver. Mais pas de problème, un des tuk-tuk de l’hotel s’est mis à discuter avec moi et on a finit par se mettre d’accord pour demain. 28$ pour faire 3 temples très éloignés : Bantaey Srei, Kbal Spean et le Beng Mealea.

Sur ce, bonne nuit. Il y en a qui se lèvent demain !
Et jusqu’ici, ça va mieux 🙂

Les temples d’Angkor à vélo

J’ai commencé ma journée par un succulent petit dej khmer avec du riz, du poulet sauté, une assiette de fruits tropicaux, un shake multi-fruit et un thé. Ensuite j’ai récupéré mon vélo et à 7h15, j’étais en route pour ma visite à vélo. À peine sur la route, j’ai regretté de ne pas être partie plus tôt car il faisait déjà très chaud.

La route pour aller au au temple s’appelle le boulevard Général de Gaulle… On le retrouve vraiment dans toutes les villes le général 😉

J’ai acheté un billet trois jours non consécutifs et le premier garde que je rencontre me propose de m’emmener le lendemain en tuk-tuk. Comme j’ai prévu demain d’aller au village flottant de Kompong Pluk, il me faut effectivement un transport. On fait affaire pour 10$ en moto. Je préfère les motos, ça va plus vite que les tuk-tuk.

Puis, je continue à pédaler pour arriver devant la douve d’Angkor Vat. C’est immense. Le bassin forme un rectangle qui entoure totalement Angkor Vat, un rectangle de 1,5 km sur 1,3 pour 190 m de large… Ça donne une idée de la taille du temple à l’intérieur.

Quand j’arrive à Angkor Vat, le gardien qui contrôle mon billet tente lui aussi de me vendre ses services. Un peu comme si gardien était un job en intérim.

Il doit être 8h et des cacahuètes, mais il fait encore plus chaud si c’est possible. Je sors mon parapluie pour me protéger du soleil. La crème solaire, ça ne sert à rien quand on transpire autant.

Du coup, je prends peu de photos de l’extérieur. Avec un soleil aussi haut, les photos ne donneront rien. Par contre, je m’attarde sur les bas-reliefs qui sont très beaux. Cela surpasse tout ce que j’ai pu voir en Thaïlande. Ils sont extrêmement détaillés et racontent des histoires différentes : des extraits du Mahabharata (mythologie hinddhouiste) et des histoires de conquêtes du dieu-roi bâtisseur d’Angkor Vat, Suryavarman II. Angkor Vat date du 12e siècle, je n’arrive pas à imaginer la quantité de travail que tout cela représente.

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Angkor, au 12e siècle, c’est 1 million d’habitants contre 50 000 à Londres. Ce qui reste sont uniquement les temples et bâtiments royaux en pierre. Le reste était bâti en bois. Une vraie mégapole.

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Je repars vers le Ta Prom vers 10h. En chemin, je m’arrête au Prasat Kavran. À peine posé le pied par terre, je me fais harceler pour acheter des pantalons, des cartes postales, des bouteilles d’eau, etc. Ce temple n’est pas très intéressant de l’extérieur mais il a de beaux bas-reliefs en briques.

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Je continue mon chemin et j’arrive au Sra Seng, un immense bassin d’ablution… Quand je pense qu’il est tout petit par rapport aux grands barays (bassins de retenue d’irrigation) qui servaient à irriguer la région… Il va falloir que j’aille voir ça de mes yeux.

Le Ta Prom est encore à 5-10 min de vélo. J’arrive là-bas sur le coup de 11h15. Sur la route, beaucoup de minibus sont garés à mon goût. Une foi ta l’intérieur, ça se confirme. Les chinois sont dans la place et ils sont nombreux et aussi terriblement bruyants. Je me pose dans un coin pendant une petite heure, le temps de les voir partir déjeuner. A 12h15, c’est bon, je peux commencer à explorer.

Le Ta Prom est le fameux temple d’Angkor où les arbres se sont greffés sur la pierre. Il était totalement perdu dans la jungle quand il a été redécouvert. Le temple est au bord de l’écroulement un peu partout. Des étais sortent de tous les coins et de nombreux endroits sont bloqués par sécurité. A certains endroits, on ne sait plus si les arbres retiennent tout ensemble où s’il participe à l’écroulement général. Probablement un peu des deux. En tout cas, c’est très impressionnant.

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Je me dirige ensuite vers Angkor Thom, la cité fortifiée du 12e siècle. Je m’arrête d’abord au Ta Keo. Ce temple pyramidal a les escaliers les plus escarpés que j’ai jamais vu. Le Lonely Planète dit que c’est parce que les tours des temples (prasat) représentant le mont sacré Meru, là où vivent les dieux, l’ascension doit forcément se mériter pour les croyants.

En sortant du temple, je cherche mon téléphone pour regarder l’heure… Plus de téléphone. Comme je l’avais sorti pour écrire un bout de bloc en attendant la disparition des groupes au Ta Prom, je me dis que je l’ai peut-être oublié la-bas, bien que je n’y crois pas vraiment. Je demande à un conducteur de moto-dop s’il accepterait de me faire faire l’aller-retour. Il demande à ses clients, c’est ok. On est parti. Sur place je ne trouverais rien. Je demande aux gardiens et à la police touristique. Nada. On me conseille quand d’aller le signaler au poste de police.

Le moto-dop me ramène au Ta Keo et, déprimée, je vais m’assoir manger un morceau. Il est 15h. Je ne suis plus trop d’humeur à continuer. Je pense que je me le suis fait voler un des rares et brefs moments où j’ai posé mon sac par terre pour prendre des photos ou quand j’ai fait quelques mètres sans le refermer après avoir pris quelque chose. Finalement, je me dis que je n’ai pas traversé la moitié du monde pour voir Angkor et ne pas le voir. Je ferai les démarches ce soir, mais en attendant, je finis mon tour.

Je reprends mon vélo, pas très youplaboum quand même, vers Angkor Thom. J’y arrive par la porte est et tombe très rapidement sur la Terrasse des Éléphants. Ce bâtiment de 350 m est une longue tribune sur lequel se tenait le roi pour assister aux défilés de son armée, des éléphants, des cars, de l’infanterie, etc. Encore une fois hors de proportion, ce bâtiment est entièrement sculpté de bas reliefs. Les panneaux de visite m’emmènent notamment à une extrémité où des bas reliefs magnifiques sont en sandwich entre deux murs. Je n’ai pas trouvé d’explication dans le guide. Je ne comprends pas le pourquoi de cette configuration. Quoiqu’il en soit, ce sont des sculptures de danseuses célestes et de dieux me semble-t-il.

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Il est maintenant 16h passé et le soleil commence à donner une lumière plus intéressante. Je vais voir mon avant dernier temple : le Baphuon. Plus ancien que les autres que j’ai visité, son état est variable. En effet, les français avait commencé une rénovation en démontant la façade. Cependant, à leur arrivée au pouvoir, les Khmers Rouges ont détruit les registres permettant de suivre les emplacements des pierres retirées. La rénovation a repris en 1995 mais cela relève un peu du puzzle maintenant.

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Finalement, encore un tout petit coup de pédale pour aller voir le Bayon au coucher du soleil. L’avantage d’Angkor Thom, c’est que les différentes visites sont vraiment proches les unes des autres.

Le Bayon est le temple-mausolée du dieu-roi Jayavarman VII. Il est représenté plus de 200 fois sur les 54 prasat du temple (comme les 54 province de son royaume) histoire de bien pouvoir surveiller tout le monde. Pour le coucher du soleil, le temple n’est pas pris d’assaut, c’est très agréable. Il se trouve au centre exact de la cité d’Angkor Thom. Je le quitte quand le soleil passe derrière les arbres en anticipant avec peu de plaisir le trajet de retour.

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Juste en sortant d’Angkor Thom, je passe par la porte Sud, superbe, et la vue sur la douve immense qui encercle toute la cité. Une douve de 100 mètres de large.

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Sur le trajet, le vent se lève et je me dis qu’il va se mettre à pleuvoir. J’ai tellement chaud que j’en ai presque envie sauf pour le vent qui m’arrive, bien entendu, en face. Je m’arrête à la police touristique où un mec sans uniforme ni rien me fait les pires difficultés pour que je dépose plainte. Je préfère avoir les papiers au cas où que j’en ai besoin pour mes démarches en France. En gros, il voudrait que je dise que je l’ai perdu mais je ne le pense sincèrement pas. Il n’a pas pu tomber seul de mon sac et je suis quasi-sûre de l’avoir bien rangé la seule fois où je l’ai sorti. Bref, il m’a laissé déposer mon formulaire et il faut que je les rappelle (sic) mercredi.

Je suis rentrée à l’hôtel totalement crasseuse et épuisée. Je crois que je n’ai jamais eu les pieds aussi sales de toute ma vie. Mes vêtement étaient trempés de transpiration comme si j’avais passé 1h dans un sauna. C’est un peu le cas en fait, sauf que j’y ai passé 12h. Autant que je suis plus que ravie d’être dans un bon hôtel.

Une journée riche donc, mais difficile. Rien de grave, mais je suis dépitée. Donc, ça ne va pas mal mais j’espère que demain sera mieux… :/

Siem Reap : prise de contact

Ce matin, je me suis réveillée très tôt dans ma chambre pourrie. J’ai commencé par essayer de voir où aller petit déjeuner. Sur les conseils d’un ami français qui a vécu au Cambodge, je suis allée au Blue Pumpkin où j’ai mangé un délicieux pain au chocolat (ce qui arrive rarement hors de France, avouons-le !) et mango shake.

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De retour à la Garden Villa Guesthouse j’ai galéré pendant 2 h avec une connexion wifi naze pour trouver où me loger. Au moment où je me décide pour l’option luxe et passe au paiement, le wifi lâche totalement. Il était déjà 10h passé, je suis donc parti me poser dans un resto pour prendre un verre et profiter de leur wifi. Tout de suite, c’est allé beaucoup plus vite.

La resa faite, je suis retournée directe à la guesthouse et ai fait mon Check-out vitesse grand V. Pour une fois, j’ai répondu oui aux conducteurs de tuk-tuk et moto-dop. Après une discussion entre eux sur le chemin vers mon hotel et avec moi sur le tarif, j’ai grimpé sur une moto (oui, avec mon gros sac à dos à cheval devant les jambes du conducteur) et zou.

Finalement, quand je suis arrivée, il y avait un souci avec ma chambre et ils m’ont mis dans l’hotel jumeau à côté. Ça va, je ne suis pas malheureuse 🙂

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Après m’être posée un peu et avoir pris une douche, j’ai rassemblé mon linge sale et je suis partie à pied… Une idée que les tuk-tuk trouvent saugrenue je pense. J’ai donc déposé mon linge à une laverie et je suis allée aux Chantiers Écoles des artisans d’Angkok. Cette école forme des jeunes aux métiers traditionnels que les Khmers Rouges avait détruits. Dans ce centre au centre de Siem Reap, on peut voir des ateliers de sculpture sur stéatite, grès et bois, des ateliers de travail du métal, de peinture et laquage du bois et de peinture sur soie. Apparemment, il y a aussi une initiative qui est faite auprès des jeunes malentendant car des panneaux expliquant le langage des signes sont affiché partout et certains parlent entre eux par signes.

Normalement, à l’entrée, un guide se présente et vient nous faire faire le tour et nous emmener à la fin à la boutique. Là, mon guide m’a expédié en 3 min chrono, en zappant pleins d’atelier. J’ai donc fait mon tour dans la boutique, acheté 2-3 trucs et je suis repartie faire un tour et prendre des photos surtout. Mon guide m’a vueù, il avait l’air étonné…

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Puis j’ai été faire un tour au Vieux Marché pour m’acheter un pantalon pour demain car j’ai réalisé que j’avais donné ma tenue correcte pour temple à laver. J’ai fini par acheter dans le premier stand où la vendeuse ne m’a pas harcelée à la seconde où j’ai posé les yeux sur ses produits. « Buy me something please ! »

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Je suis rentrée ensuite à l’hôtel en crevant de chaud et en me promettant un bonne douche… Quelques pas dans l’hôtel et bim ! Je me rappelle d’un coup en la voyant que j’ai un hôtel avec piscine ! Trop bien. L’eau est pile à la température où on peut rentrer d’une traite, il y a des petits sièges le long pour pouvoir s’assoir avec de l’eau aux épaules… le pied.

Là, j’ai décidé de ce que je faisais demain et après-demain (ouh la la, c’est loin !), ma bicyclette est prête pour moi dès que je la veux demain matin. C’est formidable, l’hôtel s’occupe de tout.

Donc jusqu’ici, tout va bien !

Journée bus : Sen Monorom – Skun – Siem Reap

Aujourd’hui, levée à 5h45 pour partir en bus à 7h30 à Siem Reap via Skun. La première partie du voyage s’est bien passé avec une place au premier rang du bus ce qui me permettait de voir la route et d’étendre mes jambes… D’autant que je n’avais personne à côté de moi. 5h de trajet avec un film d’art martiaux à la télé… Doublé en khmer par dessus la bande son originale (en chinois je pense)… Intéressant. J’ai découvert qu’avec un bus qui cahoté à deux à l’heure, je pouvais lire sans être malade. Un exploit pour moi !

Une pause le midi dans un resto de route à Skun où j’ai pu avaler une soupe de nouilles et admirer des araignées vivantes dans des bassines. Celles-là sont pour les gens qui préfèrent les acheter vivantes plutôt que déjà frites. Ben, elles sont pas belles hein !

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À peu près 1h après, vers 14h30, nouveau bus, celui-là rempli avec une place assignée. Là encore des films dont GI Joe en anglais sont diffuses à tue-tête pendant tout le trajet. La route est pourrite de chez pourrite et on va à 2 à l’heure… Encore pire que le matin. Le paysage par la fenêtre est magnifique par contre. Des rizières, des gens qui travaillent en sarong et chapeaux coniques qui travaillent dans les rizières, les maisons sur pilotis au bord de l’eau. Très chouette.

On a finit par arriver à 8h passé à Phnom Penh. J’ai pris un tuk-tuk qui m’a demandé avec insistance de le rappeler quand je voudrais faire le tour de temple en m’offrant un tarif intéressant de 11$. Apparemment, c’est effectivement un bon tarif. Reste à voir si c’est ce que je me programme et comment le rappeler.

La guesthouse est en grande, trop à mon goût, bruyant et ma chambre franchement pas terrible. Mais bon, c’est juste pour cette nuit pour 5$. Demain, je change de toute façon. Je l’avais prévu en solution de dépannage pour ce soir, n’ayant pas réussi à me décider et réserver par internet. En tout cas, Siem Reap, la nuit, il y a du monde dans les rues !

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