Phnom Penh : premières impressions

Après un vol Paris – Vienne et une escale où j’ai tout juste eu le temps de faire le transfert et remplir ma bouteille d’eau, un vol Vienne – Bangkok où l’escale m’a rappelé des souvenirs et un vol Bangkok – Phnom Penh, je suis arrivée en bon état et munie de tous mes bagages.
L’aéroport international de Phnom Penh a l’envergure de l’aéroport international de Beauvais. Les procédures pour entrer dans le pays valent celles des états-unis par contre. Visa avec photo d’identité, prise des empreintes digitales et amabilité à la hauteur d’un contrôleur des douanes (normal me direz-vous).

J’ai pris un taxi plutôt qu’un tuk-tuk et bien m’en a pris. D’abord le trajet est quand même relativement long et la circulation particulièrement encombrée et nauséabonde.

La guesthouse Okay Gueshouse est moyenne je trouve. D’autant qu’ils ont zappé ma resa et que je me retrouve dans une chambre sans fenêtre dans laquelle j’ai dû réclamer un coup de ménage / changement de drap avant de m’installer. Ce qu’ils ont fait sans problème ceci étant dit.

Ensuite, je suis partie pour faire un tour à pied. Il était déjà 17h mine de rien. Je me suis donc promenée autour des principaux points d’attraction a pied, c’est quand même une ville assez ramassée. Plutôt genre ville moyenne de province. Rouen un peu.

J’ai assisté à une prière à un temple bouddhiste / hinddhouiste (pas sûre encore) sur le quai Sisowath puis je suis passée devant le Palais Royal et le Musée National.

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Pour la prière, ils achètent des bâton d’encens, des fleurs origamisées à partir de boutons de fleurs de je ne sais pas trop quoi ou des oiseaux dans des cages qui sont achetés pour être relâchés. Ça me paraît un peu stupide ce marché qui consiste à capturer des oiseaux pour les faire acheter à des gens qui les libèrent… J’imagine dans une optique d’alléger son karma… Bref.

Ensuite, je me suis redirigé vers mon hôtel en passant devant le Mémorial de l’Indépendance (1953 : la France rend son indépendance au Royaume du Cambodge) qui leur sert un peu de Panthéon local.

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Puis un peu soûlée par la circulation ultra-bruyante et anarchique, je me suis posée dans le resto à côté de ma guesthouse où je viens de m’arracher la gueule bouche avec une salade de bœuf et du riz au son d’une bien bonne playlist.

Et jusque là, tout va bien !

Montréal : Mont Royal

Après un réveil très matinal (qui équivalait pour mon corps à un réveil à midi), je suis allée faire un tour au centre d’information touristique de Montréal rue Peel. Je le conseille très vivement à tout touriste de passage au Québec. La conseillère était adorable, m’a donné des masses d’informations et aurait bien été capable de me faire l’ensemble de mon voyage en détail comme une agence de voyage : hébergement, voiture et tout… Gratuitement !

Après avoir ramené à l’auberge mes 2kg de documentation (nan mais sans rigoler en plus !), je suis allée au Parc du Mont Royal d’où vient le nom de Montréal.

C’est un peu comme si à Paris on s’était dit qu’on allait mettre le parc de Vincennes à la place des Tuileries, histoire d’avoir un peu de verdure. Des kilomètres de sentiers pour courir, faire du trial, du VTT de montagne, des espaces verts immenses où se poser avec des enfants, assez peu de monde, etc.

Tout en haut on peu avoir des vues panoramiques de Montréal sous tous ses angles.

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Et le soir, ça a été apéro sur le Mile End, nouveau quartier historique de Montréal, avec Lucas, un ancien collègue de Paris venu immigrer à Montréal, et plusieurs potes français immigrants tout pareils. Ils faut dire que j’en rencontre partout à Montreal des immigrants français ! On a terminé avec un barbecue et on était au poil !

Et donc, jusqu’ici, tout va très bien !

Paris – Montréal : la journée de 30 h

Je suis encore dans l’avion que j’ai envie de faire un premier bilan : Air Transat, confort très moyen.
C’est pas tout à fait aussi cheap que Air Asia mais avec Air Asia j’avais l’impression d’être plus prévenue à l’avance.

Sinon, on a 40 min de retard : le terminal 3 à Roissy, quel bonheur. 1 seul Relais H moyennement achalandé, 2h de queue pour passer les contrôles d’embarquement… Temps total en zone duty-free : 0 min. On m’appelait pour monter dans l’avion que je faisais encore la queue.

Ah, et j’ai réussi à oublier ma liseuse. Non pas que je n’y ai pas pensé, mais en faisant des vérifications dans ma valise, elle est tombé de la poche. Je me suis dit que je la remettrai juste en fermant la valise… Guess what ? J’l’ai pô fait :_(

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Quelques heures plus tard, il est 3h45 du mat’ heure française et 21h45 à Montréal. Je me suis installée dans mon auberge Chez Jean. Une auberge sans chambre, avec des lits à droite à gauche et même un van dans la cour.

J’ai discuté un peu, fait un petit tour dans le quartier, fait quelques courses puis je suis rentrée me faire à dîner. Pour l’instant je trouve ça assez curieux d’être à l’étranger mais de parler français…

Mais pour l’instant, tout va bien !

En scooter dans Ubud

Hier soir, je m’étais un peu dit « plus jamais de scooter (à Ubud) ». Et puis ce matin, quand j’ai vu où se trouvaient les différents musées que je voulais faire, je me suis dit que ça allait soit me prendre un temps et une énergie folle à pied, soit que ça allait me coûter une blinde en taxi.

Donc scooter. Sauf que ce coup-ci, je l’ai loué en bas des marches, merci bien.

Premier arrêt au Neka Museum. Ce mécène balinais a réuni des œuvres d’artistes balinais et internationaux. Ce sont plutôt des œuvres contemporaines ou du XXe siècle. Musée intéressant qui offre notamment de bonnes explications sur l’évolution des styles et des écoles de l’art balinais. Parfois un goût tout pourri (à mon avis hein) dans ses achats d’artistes non balinais notamment.

Ensuite, j’ai fait un arrêt pour déjeuner d’un babi guling : plat à base de porc rôti (pas courant déjà) et de toutes les parties du porc (donc la peau en sorte de chips croustillantes). Franchement, ça ne cassait pas trois pattes à un canard, pardon, 5 pattes à un cochon. Je pense qu’il y a de meilleurs endroit que le warung Ibu Okan pour déguster cette spécialité.

Bref, j’ai continué en allant à l’Agung Rai Museum of Art ou Arma. Ce musée est un véritable centre des arts balinais. Le musée en lui même est très beau. Les bâtiments, les jardins, les rizières autours… À voir ! Ensuite, j’ai trouvé les collections (encore une fois beaucoup de contemporain mais aussi des œuvres beaucoup plus anciennes) plus belles et plus pertinentes. J’ai aussi découvert plus en détail la vie étonnante et de Walter Spie. Un homme qui savait tirer le meilleur du pire !

En plus, suivant les recommandations du Lonely Planet, je m’y suis rendu entre 15h et 17h. Ça m’a permis d’assister aux cours de danse balinaise donnés dans l’enceinte du musée aux enfants. Par ailleurs, j’ai aussi pu observer le travail des sculpteurs sur bois en train de sculpter de portes. Une travail qui me paraissait fou mais un des sculpteurs m’a assuré (à plusieurs reprises, en anglais et en indonésien) qu’il ne leur fallait qu’une heure pour faire une porte (plus la deuxième et l’encadrement donc pour que cela soit un bloc porte complet).

Pour terminer la visite, j’ai eu le droit à mon thé dans le superbe café vue sur la rizière compris dans le billet. Au top !

J’ai ensuite fait un dernier tour de shopping et réservé mon taxi pour demain avant de rentrer juste avant la nuit à mon hôtel.

Demain donc, c’est le dernier jour. Je vais m’offrir un dernier massage et ensuite en route pour l’aéroport. Made, l’adorable femme de Karja, m’a dit que je pouvais rester jusqu’à l’heure de mon taxi à 14h30. Ça m’arrange bien !

Je décolle à 18h30 de Denpasar et serait en France mercredi matin. Jusqu’ici tout va bien !

En scooter autour d’Ubud

J’ai donc un jour de retard dans la rédaction de mon blog. C’est que la journée d’hier a été assez éprouvante et je n’avais juste pas le courage de m’y mettre en rentrant.

Après un réveil un peu compliqué mais très matinal, j’ai été prendre mon petit déjeuner pour me recoucher vers 9h et dormir jusqu’à 11h30… Ma première grasse matinée !

Ensuite, jai été louer un scooter pour la demi-journée avec l’idée d’aller faire une excursion dans le nord-est d’Ubud et visiter quelques temples.

Etape 1 : Goa Ragah

J’ai commencé par le Goa Ragah, la grotte de l’éléphant. Ce lieu très touristique mais néanmoins sacré est très ancien… autour de 1000 ans. On y trouve une source sacré comme souvent dans les lieux hindouistes et une grotte dont l’entrée est la bouche d’un immense démon. Le lieu est très plaisant. Je suis allée me perdre dans un petit temple dans un coin où un vieil officiant édenté m’a bénie avec de l’eau et fait prier devant l’autel. Ensuite il m’a gentiment extorquée un peu dargent avant de me renifler la main et de me demander qu’on se touche le nez 3 fois. Quand il m’a montré sa langue (tout se passait par signes), j’ai refusé ! Faut pas pousser quand même !

Étape 2 : Yeh Puluh

Ensuite, j’ai continué vers Yeh Puluh où une falaise de 25 m de long est entièrement sculptée d’une histoire hindouiste aussi me semble-t-il. Ce lieu se trouve au milieu des rizières et est très peu frequenté. C’est très bucolique. Après avoir pris un jus de clémentine pour me rafraîchir, car il faisait très chaud hier, j’ai continué ma route vers Tampaksiring.

Étape 3 : Gunung Kawi

À Tampaksiring, je me suis d’abord arrêtée au Gunung Kawi. Encore un lieu magique mais qui se mérite. Je n’ai pas compter les marchés en descendant dans la vallée mais je les ai senties passer en remontant. Lieu assez touristique mais comme c’était en fin de journée, j’ai surtout croisée des quantités de famille d’indonésiens qui allaient assister à la cérémonie en cours avec des piles d’offrandes sur la tête.

Le Gunung Kawi est un temple assez exceptionnel par sa situation et ses falaises sculptées le lieu est vraiment très beau et j’ai eu la chance de voir la cérémonie.

Étape 4 : Tirta Empul

Après avoir péniblement remonté les marches, je suis allée à Tirta Empul, un autre temple aux fontaines sacrées. Ce temple est lui aussi très beau avec des bains publics froids. Les indonésiens s’y baignent habillés et font une prière sous chaque bouche de la fontaine. Les enfants rigolent et grelottent. Les adultes font provisions d’eau sacrée.

L’enfer du retour

Le retour a été plus compliqué. Je me suis pas mal trompée de route en stressant car la nuit n’allait pas tarder à tomber. Finalement, je suis arrivée à Ubud après pas mal de tâtonnement, de demandes de direction et de demi-tour. Il faisait nuit.

On aurait pu croire que c’était bon mais non… Mon hôtel n’est pas vraiment à Ubud mais à Pemestanan, sur la colline de Campuan, au milieu des rizières. Il n’y a pas vraiment de rue à proprement parler devant l’hôtel mais un petit chemin bétonné. Je crois que j’ai bien galéré 45 min à 1h avant de retrouver enfin l’entrée du petit chemin. En plus, l’énervement montant, j’avais oublié que je portais encore mes lunettes de soleil. Je me disais que c’était la merde, que je n’y voyais rien, que j’avais vraiment eu une idée à la con quand j’ai fini par réaliser que j’avais mes lunettes de soleil. Si j’y ai tout de suite mieux vu avec mes lunettes normales, ça ne m’a pas vraiment calmée…

Bref, je suis bien rentrée pour m’écrouler au lit aussitôt que j’ai eu mangé. finalement, jusqu’ici, tout va bien !

Initiation au batik

Au programme du jour : initiation à l’art du batik à la Nirvana Gallery de l’artiste I Nyoman Suradnya.

Je suis donc allée au rendez-vous à 10h à la galerie. Pour le cours, nous n’étions que 2 femmes.

Nous avons donc commencer par dessiner directement sur le tissu tendu sur un cadre notre composition à l’aide de quelques bouquins d’inspiration (livres sur le faune et la flore de Bali, catalogue de motifs traditionnel indonésien…).

Ensuite, nous nous sommes un peu entraînées au maniement de l’outil permettant d’appliquer la cire sur le tissu. Pour ceux qui connaissent, l’idée est la même que pour la peinture sur soie. On crée une soirée de cloisonné à l’aide de la cire appliquée au moyen d’une sorte de pipette fabriquée en feuille végétale. Puis, avec un zeste d’appréhension, on passe à l’application sur notre projet.

Une fois tous les traits du dessin terminés et bien fermés, c’est le moment de passer à la couleur. Avec des pinceaux et différentes teintures, on remplit les zones de couleur. Il est possible de faire des dégradés avec un peu de délicatesse.

[image_frame style= »framed_shadow » align= »left » alt= »Batik Bali »]http://miio.org/sofar/wp-content/uploads/2012/09/20120901-191321.jpg[/image_frame]Quand la mise en couleur est terminée et la teinture sèche, le tissu est plongé grand maximum 30 secondes dans de l’eau bouillante qui va éliminer toute le cire. Je vous épargne le comment de la zone de craquelures que j’ai pratiqué sur une des vagues de mon dessin.

On sèche le tout – et au soleil de Bali, ça va vite -, un coup de fer à repasser et voilà. Raconté comme cela, ça a l’air simple mais le maniement de la pipette à cire et la peinture prennent pas mal de temps. Pendant le premier séchage, on nous a servi à déjeuner et à 14h40, on est sorties, notre création dans une petite enveloppe. C’était très sympa mais je suis un peu déçue par le manque d’explication de l’histoire du batik et des différentes techniques et le fait que Nyoman Suradnya n’a pas du tout pris part au cours se contentant de nous demander au début si nos vacances se passaient bien et a la fin, si nous étions contentes. Ah si, il a regardé le dessin avant qu’on passe aux choses sérieuses. Étant donné qu’il est resté aussi à bailler aux corneilles et passer trois coup de fil tout le temps de notre présence, j’ai trouvé cela assez décevant.

Je me suis ensuite offerte un massage pendant lequel je crois bien que je me suis un peu assoupie mais qu’est-ce que ça faisait comme bien sur mes mollets courbaturés ! Je suis sortie de là, toute huileuse pour revenir à ma chambre un peu fracasse. Il faut dire que se coucher vers 22h et être réveillée vers 6h, c’est un peu dur en fait. J’ai beau me jurer que je vais me coucher tôt… C’est compliqué !

Allez, ce soir j’essaye encore (N’essaye pas. Fais-le ou ne le fait pas !). Sinon, ma toux va mieux, le sirop fonctionne. Et jusqu’ici, tout va bien !