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Grèce : le Pélion de long en large

Ouh là là, je cumule le retard dans les articles de blog mais c’est fatiguant d’être pilote automobile aussi… Surtout quand le circuit déroule autant de virages !

Le dimanche 20 juin

L’objectif de ce dimanche était d’aller faire un tour à l’extrémité du Pélion, jusqu’au village de Trikéri en passant par Afissos.

Sauf, qu’à peine dans la voiture, j’ai commencé à psychoter sur mon réservoir de carburant trop bas. Genre à vérifier à chaque virage où j’en étais… autant dire toutes les 10 secondes.

Je me suis dit qu’à Afissos, je trouverais une station. Mais non.

Et puis la circulation dans Afissos bondée ce week-end n’a rien arrangée. La route, pourtant montrée assez large sur Google Maps, est en fait de la largeur d’une allée de garage. Quand tu te retrouves nez-à-nez avec un 4/4… Ben il y a un problème.

Manœuvres, marches arrières, côtes bétonnées en 30%… j’étais dans tous mes états.

Arrivée près de Léfocastro, je me suis arrêtée le long d’une plageounette pour demander de l’aide dans une maison. La dame a été super gentille, en appelant mon agence de location pour s’assurer du carburant (les problèmes de traduction sur les carburants… il n’y a pas de place pour l’erreur) et en m’indiquant où trouver une station… à Argalasti quelques kilomètres plus loin.

Après avoir rempli quelque peu mon réservoir, je me suis donc posée sur la place d’Argalasti pour me remettre de mes émotions, décider de la suite des évènements et avaler un morceau.

Autant dire que je n’avais plus vraiment envie de me taper encore 30 ou 40 bornes en voiture dans la pampa. Je suis donc descendue à Horto, petit village de bord de mer.

Sans prétention mais très calme, très mignon et très proche.

J’ai longé le bord de mer en passant par un petit chemin tout caché pour aboutir à la dernière toute petite plage de galet. Ouf !

Sur le chemin, les oursins m’ont rappelé des souvenirs de mon premier voyage en Grèce, de ma sœur, mon père et un opinel. Aïe !

Une trempette et la fin de mon 3e bouquin plus tard, j’ai été manger une crêpe au chocolat sur le port avant de repartir à Pinakates.

En arrivant, j’ai papoté avec Dimitri, le propriétaire très sympa de ma guesthouse. On a notamment discuté de mes soucis de synchronisation entre horaires de ferries et test PCR. J’ai réservé mon ferry pour mardi, et pouf, dodo !

Le lundi 21 juin

Ce matin de ce dernier jour dans la région du Pélion, j’ai décidé d’aller voir la perle du coin : la plus belle plage de Grèce, Milopotamos. Et la ville la plus proche Tsangaradha où se trouve, sur la place du village, un platane de 15 m d’envergure et 1000 d’âge.

Pour se faire, j’ai traversé le Pélion du sud-ouest au nord-est, sur une route généralement relativement large : c’est à dire qu’on a pas besoin de pousser une des voitures dans le ravin pour passer à deux. La plupart du temps.

À travers le Pélion, il y a pas mal d’endroit où des ruches sont posées pas loin de la route.

Les petits points, ce n’est pas l’objectif de mon appareil photo qui est tout sale hein, ce sont les abeilles

Arrivée à Tsangaradha sans encombre, j’ai fait un petit tour et notamment sur la place du village. Pour la première fois ici, je suis entrée dans l’église qui était ouverte.

J’ai mangé un morceau avant de partir pour la plage de Milopotamos… comme promis par le Guide du Routard, c’est très beau et c’était très blindé de gens.

Et encore, cette photo prise vers 16h00 ne reflète pas la populace de 14h !

De gens grecs en l’occurence. Qui ne rigolent pas en terme de matos quand ils viennent à la plage en grandes familles : sacs énormes de jouets pour les enfants, souvent plusieurs parasols, tapis de sol, sièges, glacières, … C’est tout un spectacle de les regarder remballer, et de constater que ce sont les mamans qui font 80% du job pendant que les pères continuent la trempette en faisant semblant de gérer les enfants.

Je me suis installé sur 2e petit bout de plage qui commençait à être bien à l’ombre de la falaise.

La baignade dans une mer d’huile était très sympa, relaxante, en plus ça donne un super point de vue sur les plages et les falaises.

Quand l’ombre est devenue trop présente, tout le monde a remballé, moi y compris.

Je suis rentrée suffisamment tôt pour prendre de belles photos de Pinakates au soleil couchant se préparant à se coucher… et pour enfin réserver mon hôtel à Skiathos. Où je serai piétonne à nouveau.

Et voilà ! C’était le Pélion.

On croise tous les doigts pour que je ne tombe pas en panne d’essence sur le retour, que je trouve un autotest, que je ne sois pas malade dans le bateau et que tout ça quoi !

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