En scooter dans Ubud

Hier soir, je m’étais un peu dit “plus jamais de scooter (à Ubud)”. Et puis ce matin, quand j’ai vu où se trouvaient les différents musées que je voulais faire, je me suis dit que ça allait soit me prendre un temps et une énergie folle à pied, soit que ça allait me coûter une blinde en taxi.

Donc scooter. Sauf que ce coup-ci, je l’ai loué en bas des marches, merci bien.

Premier arrêt au Neka Museum. Ce mécène balinais a réuni des œuvres d’artistes balinais et internationaux. Ce sont plutôt des œuvres contemporaines ou du XXe siècle. Musée intéressant qui offre notamment de bonnes explications sur l’évolution des styles et des écoles de l’art balinais. Parfois un goût tout pourri (à mon avis hein) dans ses achats d’artistes non balinais notamment.

Ensuite, j’ai fait un arrêt pour déjeuner d’un babi guling : plat à base de porc rôti (pas courant déjà) et de toutes les parties du porc (donc la peau en sorte de chips croustillantes). Franchement, ça ne cassait pas trois pattes à un canard, pardon, 5 pattes à un cochon. Je pense qu’il y a de meilleurs endroit que le warung Ibu Okan pour déguster cette spécialité.

Bref, j’ai continué en allant à l’Agung Rai Museum of Art ou Arma. Ce musée est un véritable centre des arts balinais. Le musée en lui même est très beau. Les bâtiments, les jardins, les rizières autours… À voir ! Ensuite, j’ai trouvé les collections (encore une fois beaucoup de contemporain mais aussi des œuvres beaucoup plus anciennes) plus belles et plus pertinentes. J’ai aussi découvert plus en détail la vie étonnante et de Walter Spie. Un homme qui savait tirer le meilleur du pire !

En plus, suivant les recommandations du Lonely Planet, je m’y suis rendu entre 15h et 17h. Ça m’a permis d’assister aux cours de danse balinaise donnés dans l’enceinte du musée aux enfants. Par ailleurs, j’ai aussi pu observer le travail des sculpteurs sur bois en train de sculpter de portes. Une travail qui me paraissait fou mais un des sculpteurs m’a assuré (à plusieurs reprises, en anglais et en indonésien) qu’il ne leur fallait qu’une heure pour faire une porte (plus la deuxième et l’encadrement donc pour que cela soit un bloc porte complet).

Pour terminer la visite, j’ai eu le droit à mon thé dans le superbe café vue sur la rizière compris dans le billet. Au top !

J’ai ensuite fait un dernier tour de shopping et réservé mon taxi pour demain avant de rentrer juste avant la nuit à mon hôtel.

Demain donc, c’est le dernier jour. Je vais m’offrir un dernier massage et ensuite en route pour l’aéroport. Made, l’adorable femme de Karja, m’a dit que je pouvais rester jusqu’à l’heure de mon taxi à 14h30. Ça m’arrange bien !

Je décolle à 18h30 de Denpasar et serait en France mercredi matin. Jusqu’ici tout va bien !

En scooter autour d’Ubud

J’ai donc un jour de retard dans la rédaction de mon blog. C’est que la journée d’hier a été assez éprouvante et je n’avais juste pas le courage de m’y mettre en rentrant.

Après un réveil un peu compliqué mais très matinal, j’ai été prendre mon petit déjeuner pour me recoucher vers 9h et dormir jusqu’à 11h30… Ma première grasse matinée !

Ensuite, jai été louer un scooter pour la demi-journée avec l’idée d’aller faire une excursion dans le nord-est d’Ubud et visiter quelques temples.

Etape 1 : Goa Ragah

J’ai commencé par le Goa Ragah, la grotte de l’éléphant. Ce lieu très touristique mais néanmoins sacré est très ancien… autour de 1000 ans. On y trouve une source sacré comme souvent dans les lieux hindouistes et une grotte dont l’entrée est la bouche d’un immense démon. Le lieu est très plaisant. Je suis allée me perdre dans un petit temple dans un coin où un vieil officiant édenté m’a bénie avec de l’eau et fait prier devant l’autel. Ensuite il m’a gentiment extorquée un peu dargent avant de me renifler la main et de me demander qu’on se touche le nez 3 fois. Quand il m’a montré sa langue (tout se passait par signes), j’ai refusé ! Faut pas pousser quand même !

Étape 2 : Yeh Puluh

Ensuite, j’ai continué vers Yeh Puluh où une falaise de 25 m de long est entièrement sculptée d’une histoire hindouiste aussi me semble-t-il. Ce lieu se trouve au milieu des rizières et est très peu frequenté. C’est très bucolique. Après avoir pris un jus de clémentine pour me rafraîchir, car il faisait très chaud hier, j’ai continué ma route vers Tampaksiring.

Étape 3 : Gunung Kawi

À Tampaksiring, je me suis d’abord arrêtée au Gunung Kawi. Encore un lieu magique mais qui se mérite. Je n’ai pas compter les marchés en descendant dans la vallée mais je les ai senties passer en remontant. Lieu assez touristique mais comme c’était en fin de journée, j’ai surtout croisée des quantités de famille d’indonésiens qui allaient assister à la cérémonie en cours avec des piles d’offrandes sur la tête.

Le Gunung Kawi est un temple assez exceptionnel par sa situation et ses falaises sculptées le lieu est vraiment très beau et j’ai eu la chance de voir la cérémonie.

Étape 4 : Tirta Empul

Après avoir péniblement remonté les marches, je suis allée à Tirta Empul, un autre temple aux fontaines sacrées. Ce temple est lui aussi très beau avec des bains publics froids. Les indonésiens s’y baignent habillés et font une prière sous chaque bouche de la fontaine. Les enfants rigolent et grelottent. Les adultes font provisions d’eau sacrée.

L’enfer du retour

Le retour a été plus compliqué. Je me suis pas mal trompée de route en stressant car la nuit n’allait pas tarder à tomber. Finalement, je suis arrivée à Ubud après pas mal de tâtonnement, de demandes de direction et de demi-tour. Il faisait nuit.

On aurait pu croire que c’était bon mais non… Mon hôtel n’est pas vraiment à Ubud mais à Pemestanan, sur la colline de Campuan, au milieu des rizières. Il n’y a pas vraiment de rue à proprement parler devant l’hôtel mais un petit chemin bétonné. Je crois que j’ai bien galéré 45 min à 1h avant de retrouver enfin l’entrée du petit chemin. En plus, l’énervement montant, j’avais oublié que je portais encore mes lunettes de soleil. Je me disais que c’était la merde, que je n’y voyais rien, que j’avais vraiment eu une idée à la con quand j’ai fini par réaliser que j’avais mes lunettes de soleil. Si j’y ai tout de suite mieux vu avec mes lunettes normales, ça ne m’a pas vraiment calmée…

Bref, je suis bien rentrée pour m’écrouler au lit aussitôt que j’ai eu mangé. finalement, jusqu’ici, tout va bien !

Initiation au batik

Au programme du jour : initiation à l’art du batik à la Nirvana Gallery de l’artiste I Nyoman Suradnya.

Je suis donc allée au rendez-vous à 10h à la galerie. Pour le cours, nous n’étions que 2 femmes.

Nous avons donc commencer par dessiner directement sur le tissu tendu sur un cadre notre composition à l’aide de quelques bouquins d’inspiration (livres sur le faune et la flore de Bali, catalogue de motifs traditionnel indonésien…).

Ensuite, nous nous sommes un peu entraînées au maniement de l’outil permettant d’appliquer la cire sur le tissu. Pour ceux qui connaissent, l’idée est la même que pour la peinture sur soie. On crée une soirée de cloisonné à l’aide de la cire appliquée au moyen d’une sorte de pipette fabriquée en feuille végétale. Puis, avec un zeste d’appréhension, on passe à l’application sur notre projet.

Une fois tous les traits du dessin terminés et bien fermés, c’est le moment de passer à la couleur. Avec des pinceaux et différentes teintures, on remplit les zones de couleur. Il est possible de faire des dégradés avec un peu de délicatesse.

[image_frame style=”framed_shadow” align=”left” alt=”Batik Bali”]https://miio.org/sofar/wp-content/uploads/2012/09/20120901-191321.jpg[/image_frame]Quand la mise en couleur est terminée et la teinture sèche, le tissu est plongé grand maximum 30 secondes dans de l’eau bouillante qui va éliminer toute le cire. Je vous épargne le comment de la zone de craquelures que j’ai pratiqué sur une des vagues de mon dessin.

On sèche le tout – et au soleil de Bali, ça va vite -, un coup de fer à repasser et voilà. Raconté comme cela, ça a l’air simple mais le maniement de la pipette à cire et la peinture prennent pas mal de temps. Pendant le premier séchage, on nous a servi à déjeuner et à 14h40, on est sorties, notre création dans une petite enveloppe. C’était très sympa mais je suis un peu déçue par le manque d’explication de l’histoire du batik et des différentes techniques et le fait que Nyoman Suradnya n’a pas du tout pris part au cours se contentant de nous demander au début si nos vacances se passaient bien et a la fin, si nous étions contentes. Ah si, il a regardé le dessin avant qu’on passe aux choses sérieuses. Étant donné qu’il est resté aussi à bailler aux corneilles et passer trois coup de fil tout le temps de notre présence, j’ai trouvé cela assez décevant.

Je me suis ensuite offerte un massage pendant lequel je crois bien que je me suis un peu assoupie mais qu’est-ce que ça faisait comme bien sur mes mollets courbaturés ! Je suis sortie de là, toute huileuse pour revenir à ma chambre un peu fracasse. Il faut dire que se coucher vers 22h et être réveillée vers 6h, c’est un peu dur en fait. J’ai beau me jurer que je vais me coucher tôt… C’est compliqué !

Allez, ce soir j’essaye encore (N’essaye pas. Fais-le ou ne le fait pas !). Sinon, ma toux va mieux, le sirop fonctionne. Et jusqu’ici, tout va bien !

Ubud, nature et création

Nature et découvertes

Aujourd’hui, j’ai réussi à dormir jusqu’à 6h du mat’ sans être déranger par les coqs qui cocoricotent… Après, bon, ben faut pas déconner non plus ! 😉

Je suis préparée pour aller faire le Birds Walk (balade des oiseaux). Je me suis mal préparée d’ailleurs car j’aurais du prendre mon petit sac à d’eau pour porter la petite bouteille d’eau fournie, mais bref.

[image_frame style=”framed_shadow” align=”left” alt=”Ubud riziere”]https://miio.org/sofar/wp-content/uploads/2012/08/20120831-195505.jpg[/image_frame]Cette balade guidée par une balinaise très calée sur la faune et la flore permet de découvrir les rizières de manière bien plus approfondie qu’une simple balade par ses propres moyens. Nous avons ainsi observé aux jumelles (une paire fournie par personne) 22 espèces d’oiseaux différentes, un serpent, des araignées, une dizaine d’espèce de papillons et plusieurs plantes dont la citronnelle, la lemongrass et bien d’autres.

[image_frame style=”framed_shadow” align=”right” alt=”Ubud papillon oiseaux”]https://miio.org/sofar/wp-content/uploads/2012/08/20120831-195511.jpg[/image_frame]En plus, nous avons pu déguster deux sortes de noix de coco et en boire le lait de la manière traditionnelle. Ils pratiquent une fente dans la noix puis découpe une lamelle d’écorce qui est plantée sous la fente de manière à faire une sorte de bec verseur. Quand le lait est terminé, on ouvre la noix et avec un autre morceau d’écorce, ils fabriquent une cuillère pour racler la chair. Une fois la noix de coco terminée, on peut la jeter comme ça et ça fait du compost… écologique !

Après le déjeuner (compris dans le prix), je suis retournée à l’hôtel assez fatiguée après ces 4h de marche. Je pensais me reposer mais non, il était déjà l’heure d’aller à mon cours de peinture avec le propriétaire du homestay et peintre I Wayan Karja.
[clearboth]

Création

[image_frame style=”framed_shadow” align=”left” alt=”Peinture création ubud”]https://miio.org/sofar/wp-content/uploads/2012/08/20120831-194926.jpg[/image_frame]Ça a été une expérience extraordinaire ! Après nous avoir dit de nous lâcher (en gros), Karja nous a fourni la peinture et c’était parti. Je me suis donc lancée un peu au feeling. Karja à beaucoup apprécié mon travail et m’a encouragée à continuer seule en France et à proposer mon travail aux galeries.

Puis, une fois l’autre élève partie, il m’a carrément proposée de collaborer avec lui sur une de ses immenses toiles (1,60 sur 2m je pense) !! En ce moment, on lui a demandé une série dans les verts et il était un peu bloqué sur ce travail de commande. Nous avons travaillé ensemble pendant environ 2h… C’était vraiment une expérience hors du commun. Là, je n’ai qu’une photo un peu pourrie de mon iPhone du travail en cours mais j’en prendrai une meilleure demain matin quand le tableau aura séché.

Je me sens vraiment privilégiée. Karja m’a dit qu’il aimerait bien qu’on collabore encore si c’était possible, qu’il m’embaucherait comme assistante s’il pouvait me payer un salaire suffisant en euros ! Tout cela (la balade + l’après-midi de création) bien fatiguée. Je suis donc allée me chercher un sirop contre la toux car je tousse beaucoup depuis hier et je vais aller me coucher tôt (enfin je vais essayer en tout cas !).

Jusqu’ici tout va donc trèèès bien !

Ubud, version artistique

Après une mise en route un peu lente ce matin, je suis passer demander s’il serait possible de rallonger mon séjour d’un jour à l’hôtel. Au début, j’avais prévu de repartir lundi pour Sanur et de passer ma dernière nuit là-bas et de profiter de la plage pour le dernier jour.

Finalement, je me suis dit que j’allais m’éviter la peine et la perte de temps d’une demi-journée de transfert puisqu’il est possible de prendre un taxi commun depuis Ubud pour l’aéroport pour 50.000 Rp.

J’ai donc demandé à Karja qui m’a dit que c’était OK, de même que pour un cours avec lui samedi après-midi. En discutant, on a commencé à parler de ses œuvres présentés dans la galerie d’exposition ou nous nous trouvions puis il m’a faite monter dans son studio pour découvrir ses tableaux en cours.

Discussion artistique

Il m’a demandé mon avis et m’a demandé un coup de main pour placer deux grandes toiles au mur pour mieux les regarder. Sur l’une d’entre elle, je lui ai dit que je la verrai plutôt dans l’autre sens (à 180°). Il a pris ma suggestion en me disant qu’il hésitait justement avec cette toile et que cela faisait 2-3 fois qu’il changeait. Il m’a dit que du coup il allait la laisser dans ce sens là du coup ! Ensuite nous avons échangé sur une de ses toiles qu’il voulait noire mais que je voyait vraiment bleu et verte. Il m’a dit que j’avais percé son secret de fabrication et qu’il allait être obligé d’en refaire une vraiment noire pour le coup !

C’était vraiment un échange très enrichissant. Je suis donc revenue sur ma terrasse pour réfléchir en regardant la peinture qu’il y a accroché et que j’aime beaucoup.

Enfin, je me suis bougée, l’objectif du jour étant de planifier et réserver si possible mes activités des prochains jours. J’ai donc été réserver mon Bird Walk : une ballade à pied dans la campagne environnante pour découvrir la faune aviaire de Bali.

Bienvenue dans la 4ème dimension

[image_frame style=”framed_shadow” align=”left” alt=”Petites rues ubud”]https://miio.org/sofar/wp-content/uploads/2012/08/20120830-194736.jpg[/image_frame]Puis j’ai essayé de trouver un Spa que l’on m’avait conseillé pour les massages… Bien sur, j’ai eu du mal (sinon, c’est pas drôle !). Je me suis donc un peu paumée dans la “banlieue” d’Ubud où les maisons se calent autour des rizières. Finalement, après avoir pas mal tourné en rond à coup d’indications peu claires et contradictoires, un petit monsieur me donne une direction. Puis, comme je ne pars pas comme il faut, il me suit.

Et là, il m’explique vaguement en anglais et beaucoup par gestes qu’il a mal au dos et que je serais vraiment aimable si je pouvais lui grimper sur les cuisses pendant qu’il est assis en tailleur, dos au mur. Bon. Soit. Allons-y ! J’avoue que j’ai trouvé la situation assez folle ! Moi, debout dans une petite ruelle balinaise sur les cuisses d’un petit monsieur tous sourires de soulagement. Improbable !

Ensuite, il m’a emmenée en scooter (moi, assise en amazone pour cause de robe longue… Et ben je peux vous dire que c’est pas pas confort-confort !) jusqu’à ce fameux Spa. Maintenant, j’ai les prix. Il ne me reste plus qu’à trouver le créneau !

Moment culturel

[image_frame style=”framed_shadow” align=”left” alt=”Petites rues ubud”]https://miio.org/sofar/wp-content/uploads/2012/08/20120830-194746.jpg[/image_frame]Comme il se faisait presque 14h, j’ai mangé pour 2€ boisson comprise un Mie Goreng préparé sous mes yeux dans un minuscule warung en face du musée Puri Lukisan où sont exposées des peintures et sculptures à la fois traditionnelles et modernes. En effet, Ubud est vraiment le centre culturel de Bali et l’activité artistique très développée. C’est d’ailleurs pour cela que j’avais décidé d’y passer du temps.
[clearboth]
[image_frame style=”framed_shadow” align=”left” alt=”Musée art ubud”]https://miio.org/sofar/wp-content/uploads/2012/08/20120830-1948151.jpg[/image_frame][image_frame style=”framed_shadow” align=”left” alt=”Œuvre art Ubud”]https://miio.org/sofar/wp-content/uploads/2012/08/20120830-194755.jpg[/image_frame][clearboth]Le musée en lui même est très agréable avec un beau jardin. Dans le premier hall, il s’agit d’une exposition d’œuvre contemporaines avec les prix indiqués pour l’achat. Un peu surprenant dans un musée !
Les autres halls présentent donc des œuvres plus ou moins récentes. L’époque moderne à vu l’art balinais se modifier au contact d’artistes européens tel que Walter Spies et Rudolf Bonnet qui ont d’ailleurs contribués à la création du musée.

Bon, j’avoue que la peinture traditionnelle balinaise ne m’attire pas plus que ça. Je la trouve trop sombre et elle est d’ailleurs souvent réalisée sur une base noire. Pour terminer la visite, j’avais le droit à une conso gratuite à la cafétéria juste à côté d’un superbe dragon du Galungan créé pour les procession.

Moment moins culturel

D’ailleurs, j’ai encore croisé toute la journée des troupes d’enfants faisant circuler le dragon dans les rues à grands coups de cloches. C’est encore un peu férié aujourd’hui…

Pour terminer cette journée, j’ai été faire du shopping car je prépare des journées assez occupées dans les jours qui viennent et je ne sais pas si j’aurais trop le temps.

Par contre, je commence à détester les marchés à monter pour accéder à la colline de Campuan où se trouve mon hôtel… 94 marches (oui, j’ai compté), ça use.

Là, je vais aller manger pas loin puis me coucher tôt. Demain, il fait que je sois à mon point de RV pour 8h50… donc pas question de trainer ! Et jusqu’ici, tout va très bien 🙂

Ubud, un jour férié

Galungan

Aujourd’hui était un jour férié à Bali, le Galungan. C’est un jour pour fêter les combats des bons esprits contre les mauvais si j’ai bien compris. Ce qui fait que beaucoup de magasins et de restos étaient fermés… mais toute la ville et le temples sont décorés.

[image_frame style=”framed_shadow” align=”left” alt=”escalier ubud”]https://miio.org/sofar/wp-content/uploads/2012/08/20120829-230121.jpg[/image_frame]
Ce matin, j’ai donc descendu l’escalier que j’avais dû grimper la veille de nuit et avec mes deux sacs à dos et je suis partie tranquillement faire un tour des temples d’Ubud pour voir les décorations et les balinais en train de prier.

Lorsqu’il y a une célébration comme ça, il faut venir habiller de manière traditionnelle : pour les femmes, jupe longue épaules couvertes et foulard noué autour de la taille et pour les hommes, sarong, foulard autour de la taille et le foulard traditionnel sur la tête. C’était assez drôle de voir la majorité des touristes en tenue traditionnelle balinaise !

Pour prier, les balinais ont un cérémonial précis : prière à genoux en brulant de l’encens pendant 10min environ entrecoupé, pour les femmes, de la décoration de leurs cheveux avec des fleurs. Puis, une dame vient leur présenter de l’eau dans une théière (qu’il boivent et mettent quelques gouttes sur le cheveux) et de riz qu’ils collent sur leur front. Ensuite, ils vont déposer leur offrandes de nourriture présentées joliment dans des paniers tressés.

Après un bon tour à pied et au pifomètre (entendez, sans plan) dans Ubud ce matin, je suis rentrée manger une soupe de nouilles minute à mon hôtel puisque j’ai une petite cuisine. J’ai un peu lézardé sur ma terasse dans le cadre magnifique et calme de mon hôtel.

Les singes

Ensuite, j’ai pris un taxi pour la Forêt aux Singes. Ubud est assez étendue, ça monte et ça descend… Après la grosse ballade du matin, j’avais envie de me reposer un peu. La Forêt aux Singe est assez drôle à faire. Des singes pas farouches partout, des touristes aussi et des gardiens qui leur file à bouffer.

[image_frame style=”framed_shadow” align=”left” alt=”singes monkey forest ubud”]https://miio.org/sofar/wp-content/uploads/2012/08/20120829-231820.jpg[/image_frame]J’ai réussi à ramasser deux morceaux de patates douces dans un coin du parc puis je suis allée dans un coin tranquille pour essayer d’en attirer un et pouvoir le toucher. Il faut dire que les singes montent assez facilement sur les gens pour s’installer et manger sur leurs genoux ou leur épaules. Je me suis choisie un petit singe car les gros mâles dominants sont quand même impressionnants. J’ai parfaitement réussi mon coup par 2 fois même si le premier a essayé de me mordre et de dépouiller mon sac à dos… pour accéder à mes mouchoirs ! Mais en fait, soit il n’avait pas vraiment de dents, soit c’était juste un peu de bluff mais il ne m’a pas du tout fait mal.

Procession

[image_frame style=”framed_shadow” align=”left” alt=”procession ubud”]https://miio.org/sofar/wp-content/uploads/2012/08/20120829-230103.jpg[/image_frame]
Je suis rentrée à pied en remontant la Monkey Forest St. qui avait beaucoup de magasins fermés et qui m’a permis de faire du repérage tranquillement. Puis je suis passée par les rizières en me perdant un peu pour rentrer à mon hôtel.

Enfin j’ai enfilé un sarong et noué un foulard pour aller voir la procession dans la rue après une petite discussion avec Karja. Karja est le propriétaire de l’hôtel mais aussi un artiste international qui a notamment exposé à Bâle en Suisse. C’est le premier indonésien que je rencontre qui a été à Paris. Après une longue attente avec un groupe d’indonésiens, la procession est passée très rapidement au son des cloches et de battement sur de gros morceaux de bois évidés. Comme j’étais bien affamé, j’ai suivi d’autre gens de mon hôtel (deux australiennes en retraite de méditation et un américain, John, psychothérapeute) pour un dîner un peu longuet mais bon. Il faut dire que presque tout est fermé dans le coin et ce n’était pas évident de trouver à manger !

Jusqu’ici je trouve Ubud très agréable et c’est sûrement dû beaucoup au confort et au calme de mon hôtel. Je ne remercierai jamais assez Sinead, Viviana, Daniela et Barbara de me l’avoir conseillé. Certes, il est excentré mais on y est vraiment bien, confortable et au calme. Je n’entend que les grenouilles, les geckos et les cigales… et le matin les coqs de combat qui s’égosillent dans leurs cages.

Donc, à part un rhume carabiné qui va me coûter une nouvelle nuit un peu difficile, jusqu’ici tout va bien !