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Les Offices de Florence

Aujourd’hui, grosse étape : les Offices de Florence. C’est un bâtiment initialement prévu par les Médicis pour accueillir les différentes administrations de Florence mais qui a été partiellement ouvert comme musée dès le 17e siècle. 

J’ai donc commencé par une marche d’environ 1 min jusqu’aux Offices, depuis mon hôtel. Et sans faire ma marseillaise.

Les Offices de Florence en pratique

Comme beaucoup de monuments à Florence, mieux vaut réserver à l’avance à cause des queues parfois très très longues. Et même au mois de février, il y en a !

J’avais pris mon billet par internet (et heureusement !), retiré à la porte 3 directement avec le mail sur mon téléphone. Cependant, même comme ça, j’ai quand même patienté quelques minutes dans la file des réservations à l’extérieur, puis à l’intérieur avant de pouvoir rentrer.

Enfin, rentrer… me taper les 4 volées d’escalier avant d’accéder au 2e étages et ses merveilles. Piouf. Heureusement qu’il y a des bancs dans les galeries.

Les artistes des Offices

J’ai pris des photos des œuvres qui me plaisaient vraiment beaucoup mais il y en a tellement ! Les Offices présentent beaucoup d’artistes florentins ou non que j’ai étudié pendant mes années d’histoire de l’art : Fra Angelico, Le Bernin, Botticelli, Bronzino, Le Caravage, Cranach L’Ancien, Le Greco, Léonard de Vinci, Michel-Ange, Piero della Franscesca, Le Parmesan, Raphaël, Rubens, Le Tintoret, Le Titien, Ucello, Vasari, Verones… et 2 artistes femmes que je n’avais pas étudié… tsss : Lavinia Fontana et Artemisia Gentilschi.

Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive. C’est juste ce que je me souviens avec certitude avec étudié.

Les galeries de l’étage ont des plafonds entièrement peints de grotesques. Un fait totalement ignoré par l’audioguide.

On tombe assez vite sur la salle Botticelli au niveau sonore impressionnant. Ces images pécho sur l’internet ne rendent clairement pas justice aux originaux.

À noter pour Florence (pas la ville, l’autre 🙂 ), Le Printemps (ci-dessus) présenterait plus de 200 espèces de plantes selon les botanistes.

Ci-dessus, La Naissance de Vénus qui n’est pas la description de la naissance de Vénus mais juste son arrivée, à poil (selon la fameuse pose de la Vénus pudique – sic -), sur l’ile de Cythère où quelqu’une l’attend pour la couvrir un peu.

La Madone du Magnificat. Pas mécontente de ma photo.

L’Annonciation de Léonard de Vinci

L’Adoration des Mages (un thème très récurrent de l’époque et aux Offices de Florence) de Botticelli avec toute la famille Medici de l’époque en guest.

Le mec qui fait le malin en bas à gauche, en bleu & rouge, décèdera à 17 ans dans un attentat de la famille Pazzi qui a commencé toute une époque de “troubles”. Mais je ne vais pas te refaire l’histoire de Florence.

En bas à droite, Botticelli qui te regarde. Coucou !

Une salle aux plafonds magnifiques, remplies de marbres dans des postures très dynamiques mais sur laquelle l’audioguide ne jugeait pas utile de me renseigner plus avant.

La Sainte Famille à la tribune de Michel-Angelo en tondo (en rond donc). Pas mal pour un sculpteur*. Ça passe.

De jolies vues aux détours de certaines salles et couloirs.

Sculpture du Bernin réalisé à 15 ans. Du potentiel donc.

La Vierge au long cou du Parmesan, œuvre marquante du Maniérisme, courant important du Baroque. Encore une fois, un fait totalement ignoré par l’audioguide. Heureusement que j’ai un peu de formation en art.

L’audioguide des Offices de Florence est un mélange de vacuité avec des descriptions des tableaux qu’on voit bien puisse qu’on les a sous les yeux (“le doux regard de Vénus gna gna gna“) et de remarques hyper pointues avec des références obscures. Très précis sur la date d’arrivée de l’œuvre dans les collections par contre. Sauf qu’on s’en fout. 

Hop, les ponts de Florence.

Quelques marbres romains parsemés presque négligemment.

J’ai eu un vrai coup de cœur sur Bronzino dont il y a plusieurs œuvres aux Offices à Florence. Ici, le Portrait d’une jeune femme au livre de prière. J’aime bien son expression d’adolescente un peu blasé.

Sapée différemment, je lui trouve même un air de Billie Eilish.

Ce Portrait d’Éléonore de Tolède et de son fils Giovanni (épouse de Cosme 1er) fait partie d’une série sur la famille Medici qu’elle avait commandé. C’est un chef d’oeuvre de près et de loin.

Le rendu de l’étoffe de la robe, des broderies, des bijoux et du regard d’Éléonore… je n’ai pas les mots, mais j’adore.

Même à 10 cm c’est trop chouette.

Judith et Holopherne d’Artémisia Gentileschi. Un chouille plus sanglant que tout le reste des peintures des ses contemporains ! Bah oui, c’est pas parce que tu es une femme peintre que t’es là pour rigoler.

D’où le thème de la peinture. Judith non plus ne rigolait pas.

Allez, on joue. Sans regarder celle du dessous, devine l’auteur de ce portrait !

Et oui ! Le Titien avec la Vénus d’Urbino (et son ‘ti tien). Magnifique aussi. Bien plus que cette image.

Après les Offices de Florence

Après un 10h – 14h45 à  avaler de la peinture et à piétiner, j’étais un chouille fatiguée. Je me suis donc dirigée vers mon resto de la veille pour me restaurer.

Ouf, j’ai eu de la chance, elles ont fermés derrière moi.

Ensuite, le bar de l’hôtel m’a accueilli pour un thé & des biscotti, le lit pour une longue phase de récupération et le bureau pour pour cet article !

Jusqu’ici tout va très bien. Il fait beau, et j’espère qu’il en sera de même demain pour la balade guidée dans Florence, la visite des jardins Boboli et son palais accolé, le Palais Pitti.


*je rigole hein

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2 Commentaires

  • 20 février 2020 at 21:26
    Morgane

    Commentaires intéressants et souvent rigolos
    Bisous

    • 22 février 2020 at 21:16

      😉